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Quand le hors sol mine l'esprit !

Orties et sciatique

Chères lectrices, chers lecteurs,

 

Suite à un reportage sur les déserts alimentaires en Grande Bretagne, je vous invite à une petite réflexion sur l'incidence du hors sol sur les esprits.

  

 

Bonne lecture !

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Déserts alimentaires en Grande Bretagne

Prenez le temps de regarder cette vidéo, regardez bien les images et écoutez les problèmes liés aux déserts alimentaires avant de lire la suite de l'article...

 

Grande-Bretagne : ils vivent dans un désert alimentaire

Les déserts de la vie hors sol

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Photo du 18 novembre 2018. Graines de potimarron green Hokkaido

Ce qui me frappe dans ce reportage est la situation géographique : une zone rurale où une ville a été établie.

 

Les personnes touchées par ce désert alimentaire semblent toutes s'accorder sur le fait que le problème est économique. C'est une manière de voir les choses si l'on considère que l'alimentation passe obligatoirement par des échanges impliquant l'argent d'un côté, les denrées de l'autre.

 

N'avez-vous pas été surpris par ces belles pelouses qui entourent les habitations de ce lieu où se nourrir devient problématique ? Vous aurez beau faire un arrêt sur image, vous n'y distinguerez pas la présence d'un potager !

 

A force de vivre hors sol, j'ai bien l'impression que beaucoup d'entre nous ont oublié qu'un légume ou un fruit pousse sur un terrain avant d'arriver sur les étales. Avoir une belle pelouse et se plaindre du prix inaccessible des fruits et légumes est un non sens !

 

Nous marchons sur la tête ! A force d'accorder tant de puissance à l'argent, à notre pouvoir d'achat etc., il nous est difficile de concevoir que l'Agriculture est la seule activité humaine qui ne nécessite rien d'autre qu'une graine pour voir le jour.

 

La Nature est généreuse mais nous sommes devenus aveugles. Lorsque je regarde ces graines de potimarron green Hokkaido récupérées dans un seul fruit, je me dis qu'elles devraient faire pâlir tous les banquiers du monde. Il n'y a pas meilleur rendement que la Nature. Ici, il ne s'agit que d'un potimarron, alors imaginez un peu ce que pourrait donner une minuscule graine d'amarante !

 

Mais vivre hors sol mine l'esprit voire l'âme. N'oubliez pas, aucun savoir n'est nécessaire pour que pousse un chou, une salade ou un pêcher. Seule la Nature sait et à part Elle, personne ne fait pousser les fruits et les légumes. Lorsque ce postula de départ est accepté par notre Ego, l'Agriculture Naturelle nous ouvre ses portes. 

LE Xiao Long

樂小龍

Le sceau chinois de l'artiste peintre LE Xiao Long sur lequel est écrit 樂小龍 qui en Chinois veut dire joyeux petit dragon.

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Commentaires: 8
  • #1

    HOPKINSON (dimanche, 18 novembre 2018 23:35)

    Bonsoir Pat,
    j'ai vu ça quand nous sommes allés chez ma belle maman. j'ai vu aussi que beaucoup de personnes achetaient des produits "fini" comme des pommes de terre en boite... En dehors du fait que ça doit être absoluement infect le prix est évidement plus élevé.Est ce que les emplois alimentaires(le mot est mal choisi), sans intérêt autre qu'un peu d'argent en échange, empêchent de réfléchir ?

  • #2

    LE XIAO LONG (lundi, 19 novembre 2018 00:19)

    Bonsoir Christiane,

    Loin de mois l'idée de faire un amalgame entre pauvreté économique et pauvreté intellectuelle. Ici, je parle simplement de société hors sol, c'est-à-dire complètement déconnectée de la Nature et de ce fait dépendante à 100% des autres pour se nourrir.

    Être déconnecté de la Nature concerne donc autant les pauvres que les riches. Quant à la réflexion, heureusement, elle non plus ne dépend pas de critères socio-économiques. Nous naissons tous avec un cerveau et personne ne peut nous empêcher de nous en servir.

  • #3

    HOPKINSON (lundi, 19 novembre 2018 01:10)

    Je pense que les riches vivent sur une autre planète ; ne pas devoir compter doit être un soucis de moins au quotidien. Vivre hors sol pour eux, dans l'immédiat au moins, n'a pas d'impact ; quant aux Personnes dont les emplois sont peu rémunérés, ils doivent être en permanence préoccupés par comment joindre "les deux bouts".... Ne croyez vous pas que cette inquiétude joue sur les possibilités de réfléchir ? un peu comme si certaines situations monopolisaient toute notre énergie au détriment du reste ? Ce n'est pas qur je veuille leur trouver des excuses, j'ai simplement des difficultés à comprendre...

  • #4

    LE XIAO LONG (lundi, 19 novembre 2018 09:21)

    Je ne tiens pas à entrer dans un débat pauvres / riches car pour cela, il faudrait commencer par définir ce qu'est la pauvreté et la richesse d'un point de vue économique. Nous sommes tous le pauvre de l'un et le riche d'un autre.

    Revenons plutôt à ce qui m'intéresse dans ce reportage, c'est-à-dire l'absence de potagers. D'un point de vue intellectuel, lancer une graine ou l'enterrer n'est pas un acte demandant un effort neuronal surhumain. D'où mon questionnement sur le pourquoi de cette absence lors de difficultés financières entraînant un problème face à la nourriture.

  • #5

    HOPKINSON (lundi, 19 novembre 2018 17:57)

    Bonsoir Pat,
    Je suis ABSOLUMENT désolée de vous agacer ainsi.
    Je suis d'accord : nous sommes tous le riche ou le pauvre de quelqu'un....
    C'est aussi vrai que lancer une graine ne demande rien de surhumain pourtant tellement de gens vivent hors sol.... Savent ils que le Sol existe, que mettre les mains dans la Terre ce n'est pas sale ? Vous dites : "vivre hors sol mine l'esprit voire l'âme"... Oui, mille fois. Comment fait on pour réparer ces dégats ? Comment fait on pour apprendre, retrouver l'instinct de survie, ainsi que le goût des bonheurs hors des magasins ? Dans mon enfance, au village, tout le monde avait un jardin, des animaux de basse cour, j'ai appris, aimé, c'était passionnant... Tellement passionnant qu'à l'âge canonique qui est le mien aujourd'hui ça l'est encore ! A Paris j'avais mis des bacs avec des plantes... les "incredible edible". Peu à peu, les gens sont venu me demander des conseils... On a fait de jolies rencontres, on a partagé ; en quelques mois les fenêtres avaient presque toutes des plantes. Je ne suis pas une intellectuelle, vous l'avez compris. Dans "les ateliers" que j'animais pour apprendre comment se nourrir mieux j'avais l'impression d'être sur la lune : notre pays ou les émissions de télé sur la cuisine sont ou étaient (je n'ai pas la télé) si nombreuses, ou les livres de cuisine se vendent si bien parait il, la méconnaissance était abyssale...
    Bien amicalement à Vous

  • #6

    LE XIAO LONG (lundi, 19 novembre 2018 20:41)

    Bonsoir Christiane,

    Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas agacé, je suis simplement direct et je n'aime pas les dichotomies riches / pauvres pas plus que la dichotomie intellectuel / manuel. C'est d'ailleurs peut-être à cause de cette dernière que l'on peut trouver un début de réponse concernant le hors sol dont nous parlons. Pourtant, la main ne s'oppose pas à l'esprit et l'esprit ne serait pas ce qu'il est si le pouce ne s'opposait pas aux autres doigts !





  • #7

    Cyril (jeudi, 22 novembre 2018 09:37)

    coucou Patrick :)

    je suis d'accord avec ton constat d'une affligeante vie "hors-sol" qu'a promue notre civilisation thermo-industrielle.
    nous devons redécouvrir une forme d'autonomie, alimentaire notamment.
    Des expériences se développent, particulièrement dans les zones dites périphériques, de plus en plus exclues des circuits marchands.

    Le documentaire "Demain!" en donnent de beaux exemples :
    http://filmcomplet.la//22483-demain.html

    et oui MM. Hopkinson, les contingences matérielles les plus contraignantes limitent notre capacité à prendre le recul nécessaire à la réflexion. Sans l’empêcher non plus, mais tendanciellement elles en réduisent le champ.

    d'ailleurs, un grand révolutionnaire français écrivait déjà en 1788 ceci dans un tract électoral :
    "la plus grande partie de nos concitoyens est réduite par l'indigence à ce suprême degré d'abaissement où l'homme, uniquement occupé de survivre, est incapable de réfléchir aux causes de la misère et aux droits que la Nature lui a donnés."

    Je vous laisse en deviner l'auteur ;)

    bises :)

  • #8

    Cyril (jeudi, 22 novembre 2018 09:41)

    erratum 1:
    Le documentaire "Demain!" en donne de beaux exemples :
    http://filmcomplet.la//22483-demain.html

    erratum 2 :
    "la plus grande partie de nos concitoyens est réduite par l'indigence à ce suprême degré d'abaissement où l'homme, uniquement occupé de survivre, est incapable de réfléchir aux causes de SA misère et aux droits que la Nature lui a donnés."

    ;)