Lettre mensuelle de janvier éditée le 1er février 2017

Petite nouveauté... A partir d'aujourd'hui, je mets en ligne la lettre mensuelle que j'adresse aux lecteurs inscrits au blog afin d'en faire profiter tout le monde.

 

Cette lettre est aussi disponible en format PDF pour que vous puissiez la télécharger ou l'imprimer.

 

Bonne lecture !

Lettre mensuelle de janvier 2017

Mère et Enfant - 2006 - LE Xiao Long
Mère et Enfant - 2006 - LE Xiao Long

Chères lectrices, chers lecteurs,

 

L'année du Coq vient de commencer, j'en profite donc pour vous souhaiter une Bonne Année qui nous vient d'Asie sous le signe d'un animal qui symbolise la France.

 

Comme le disait l'humoriste, "le Coq est le seul animal qui peut chanter les pieds dans la merde !"

 

J'aime notre pays et son avenir me tient à cœur. C'est l'une des raisons qui m'a poussée à écrire divers articles concernant la primaire de la Gauche, comme je l'avais fait avec la primaire de la Droite.

 

Lorsque tous les programmes seront enfin dévoilés, je les décortiquerai tous en m'intéressant particulièrement à l'Agriculture et à l'Environnement.

 

Concernant le petit clin d’œil à notre humoriste national parti trop tôt, j'ajouterais que le Coq ne chante les pieds dans la merde que lorsque son poulailler est confiné. Je puis vous assurer que mes coqs chantent les pieds dans l'herbe bien verte et saine. Tout n'est que question d'espace, espaces ouverts, espaces fermés.

 

Espace fermé où Donald au pays de Mickey veut construire un mur pour se protéger de Speedy Gonzales et ferme ses frontières aériennes à certains pays des Mille et une nuits. A-t-il oublié Pocahontas ? Pourtant, il doit fêter Thanks Giving chaque année mais peut-être ne s'est-il jamais interrogé sur la présence de la dinde à sa table et sa signification profonde.

 

Au mois de février, j'enverrai un petit cadeau à Donald Trump, un livre dans sa version française en espérant lui donner goût à notre langue. Je pense que l'ouvrage de Bartolomé de Las Casas intitulé "Très brève relation de la destruction des Indes" est un bon choix afin qu'il prenne conscience de l'Histoire du continent américain.

 

Naturellement, si Donald me répond avec plus de 140 caractères, je vous tiendrai au courant. La pensée, tout comme le Coq, a besoin d'espace pour s'exprimer.

 

Espace ouvert ? J'espère de tout mon cœur que la France le restera. Au gré des voyages et de mes études, j'ai parfois été l'étranger, l'autre. J'ai rapporté de ces pays tolérance et amitiés.

 

Permettez-moi cette petite digression, cette petite anecdote de mon vécu à Taiwan :

 

En 1996, j'habitais seul à Yilan, à environ 80 kilomètres de Taipei sur la côte Est. Dans cette petite ville, il n'y avait que deux occidentaux, un américain et moi-même. Inutile de vous préciser que nous étions repérables de loin.

 

Un soir, je pris mon vélo pour aller chercher de l'argent pour payer mon loyer car mon logeur allait bientôt passer. A plusieurs reprises, la transaction entre ma banque en France et celle de Taiwan fut interrompue. Ce que j'ignorais, c'est qu'à chaque fois que la transaction était annulée, mon compte en France était débité.

 

Heureusement, j'avais gardé les nombreux tickets mais je ne fus remboursé que plusieurs mois après être rentré en France.

 

Le lendemain matin, je repris mon vélo et retournai à la banque. Au guichet extérieur, je fus stupéfait d'apprendre que mon compte était vidé ! Je n'avais pas de compte dans cette banque mais j'entrai afin que l'on m'explique pourquoi ça ne marchait pas.

 

Un des banquiers, bien habillé, me reçu au guichet. Il ne prêta pas attention à mes tongs, ni à mon short, ni à mon T-shirt, ni à ma barbe de trois jours. Il examina les tickets et m'expliqua qu'il était possible que ma banque n'eût pas pris compte les annulations à Taiwan. En un mot, j'étais un peu comme un coq dans un poulailler à espace réduit !

 

Non seulement je devais payer mon loyer mais je devais aussi me nourrir. Et à partir de cet instant, j'ai vécu une scène assez surréaliste :

 

"Ton loyer est de combien ?"

 

Je donnai le montant.

 

"Mais tu dois aussi manger ! Il faut compter plus d'une semaine pour que tu règles le problème en France."

 

J’acquiesçai ! Le temps de prévenir Marie et que les virements prennent effet, il fallait bien compter ce laps de temps.

 

Cet homme, cet inconnu, ce banquier chez qui je n'avais aucun compte, sortit son portefeuille et en extirpa une liasse de billets et commença à compter la part du loyer et celle de ma semaine de courses.

 

"Tiens, ça devrait suffire pour l'ensemble."

 

Il ne s'agissait pas de l'argent de la banque mais bien du sien. Je restai bouche bée.

 

- Je dois signer quelque chose ? Tu veux mon adresse ? Mon nom ?

 

"Non, tu me rembourseras quand tu pourras, tu sais où me trouver."

 

Je repense souvent à cette rencontre avec cet inconnu. Je sais que c'est mon statut d'étranger qui a, en grande partie, joué ce jour-là.

 

Et je me suis toujours posé cette question depuis : comment réagirait un banquier dans une petite ville française si un étranger en tongs, en short et T-shirt, mal rasé de surcroit entrait dans la banque pour lui rejouer la même scène ?

 

Digression terminée...

 

 

Articles les plus consultés en janvier 2017

Comme d'habitude, je vous dévoile aujourd'hui les trois articles les plus consultés pour le mois qui vient de s'écouler.

 

1 -  Ecriture chinoise et son histoire

 

2 - Femme et Dragon : une histoire d'amour

 

3 -  Mon potager accueillera bientôt une petite rizière

 

Bonne lecture !

 

Amicalement,

 

LE Xiao Long

樂小龍

Le sceau chinois de l'artiste peintre LE Xiao Long sur lequel est écrit 樂小龍 qui en Chinois veut dire joyeux petit dragon.

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