Agriculture Naturelle et Politique

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L'Agriculture Naturelle ne se limite pas à aider la Nature pour que croissent légumes et fruits.

 

Il s'agit d'un engagement global qui s'intéresse à tout ce qui touche le Monde du Vivant et notre environnement.

 

Bonne lecture !

La politique spectacle est inadmissible

Lorsque je vois la scène politique se transformer en politique spectacle, j'ai sincèrement très mal pour les générations futures.

 

A l'occasion du débat entre François Fillon et Alain Juppé, la donne était fixée avant même que le débat ne commence. Voir en direct ces deux hommes politiques se faire maquiller fait réfléchir sur l'être et le paraître.

 

Quand Emmanuel Macron termine son meeting tel une rock star en transe à la limite de la déification, j'ai peur pour demain.

 

Au moment où la primaire de gauche devient une mascarade lorsque le PS se plaint que Macron et l'extrême gauche ne soient pas présent pour leur primaire, je suis très mal à l'aise pour l'avenir.

 

Que dire de l'extrême droite qui ne fera son programme qu'en fonction des autres candidats de la présidentielle tout en jouant sur les peurs et le protectionnisme populiste ?

 

Comment comprendre que le parti écologiste se sente lié à la gauche, cette gauche qui va de Macron à l'extrême gauche ?

 

Ce spectacle auquel nous assistons est pitoyable. L'avenir politique n'est peut-être pas entre leurs mains et je les invite tous sans exception à visionner le film intitulé "Demain" et de se remettre en question. 

La politique engage l'environnement de demain

Comment expliquerons-nous à nos enfants que les Media et les hommes et femmes politiques lors des débats de la primaire de la droite n'aient pas mis en lumière un des points les plus importants du programme de François Fillon ?

 

Désolé, je ne peux pas voter pour quelqu'un qui remet en cause le principe de précaution, c'est impossible, c'est moralement incompatible.

 

Que dire du nucléaire où à droite comme à gauche certains s'accordent à déclarer que c'est l'avenir de notre énergie. Encore une fois, je ne cautionnerai pas ce mépris de notre planète.

 

Ne pouvant moralement ni voter pour les idées populistes de l'extrême gauche ni pour celles de l'extrême droite, ni pour un parti qui s'allierait avec l'un d'entre eux, je suis sincèrement désolé mais j'ai bien peur de ne pas aller voter aux élections présidentielles.

 

J'entends déjà les détracteurs me dire qu'il faut voter blanc. Mascarade ! Le vote blanc n'entre pas en ligne de compte dans le résultat des pourcentages. L'addition des pourcentages des deux derniers candidats sera égale à 100% quelque soit le nombre de votes blancs.

 

Certains nous préviennent du bouleversement du travail dû à l'arrivée de certaines techniques de pointe. Il faudra repenser le travail, nous disent-ils. D'autres parlent de salaires universels. Mais tous oublient l'essentiel.

 

Comment nourrira-t-on les générations futures si nous continuons à bâtir l'avenir sur des énergies fossiles ou nucléaires ? Et qu'on ne me parle pas de voitures propres dont l'énergie électrique provient de nos centrales à environ 70 % nucléaires !

 

Comment avons-nu pu laisser l'agriculture devenir dépendante des énergies fossiles, principalement le pétrole ? Pourquoi est-elle aussi dépendante de la chimie ? Beaucoup d'agriculteurs sont devenus des exploitants. Qui exploite la Terre ne l'aime pas. Nos intelligences, nos sciences sont arrivées à rendre quelque chose de gratuit en quelque chose de cher, de polluant, en dilapidant les ressources minières. C'est ça l'agriculture que certains s'obstinent à nommer l'agriculture conventionnelle.

 

Mais qu'est-ce qu'une convention ? Une convention est un accord, un pacte passé entre des individus ou des groupes. Qui sont-ils ? Les banques, les producteurs de machines agricoles, les semenciers, l'industrie pétrolière et les laboratoires. Voilà ce qu'est l'agriculture conventionnelle, celle que je nomme à juste titre l'Agriculture Chimique. Elle ne s'intéresse aucunement à la Terre ou à l'Agriculteur, elle tue l'une et paupérise l'autre.

 

Cette logique vénale, appelons un chat un chat, basée sur l'enrichissement d'une minorité aux dépends de l'environnement va droit dans le mur.

 

Nous avons le droit de penser un monde meilleur. Non seulement le droit mais le devoir pour ceux qui viendront après nous. Ce monde meilleur n'est pas une théorie. Sur notre petite planète perdue dans l'espace, des personnes le mettent en pratique malgré le désintérêt médiatique.

 

Au quatre coin du monde, des paysans se lèvent et se battent pour garder en vie notre patrimoine génétique végétal et animal. Certains d'entre eux subissent des pressions des acteurs du pacte de l'agriculture conventionnelle, d'autres voient leurs champs brûler car ils utilisent leurs propres semences. Mais quelques soient les difficultés, ces paysans qui pensent à nous, ces paysans qui ne sont pas égoïstes prennent des risques pour notre liberté.

 

Cela me déchire d'écrire que je n'irai pas voter aux élections présidentielles de 2017. A moins d'un candidat miraculeux qui dirait définitivement non aux OGM, non aux hybrides qui asservissent les agriculteurs, non au nucléaire, non à la remise en question du principe de précaution, non à l'obsolescence programmée, non aux engrais chimiques, non aux herbicides, non aux insecticides, non aux fongicides, non à l'exploitation du gaz de schiste, non au fait qu'un autoentrepreneur ne puisse pas être un agriculteur, non à une alliance avec l'extrême gauche ou l'extrême droite, non au brevetage du vivant, je ne me déplacerai pas.

 

J'oubliai ! Il faudrait aussi que ce candidat inscrive dans notre constitution le droit fondamental de l'humanité : celui de récupérer sa propre semence. Ce droit, partout dans le monde, est aliéné par les semenciers. Il faudrait aussi qu'il réforme le droit des particuliers à vendre leurs propres productions agricoles en élargissant la surface légale des potagers dont la production est destinée à la vente. Il faudrait aussi qu'il réforme l'élevage pour bannir l'élevage intensif.

 

Cette liste n'est pas exhaustive. Je garde espoir car je sais que des chefs d'entreprises, des particuliers, des agriculteurs pensent et mettent en œuvre un monde meilleur. Ce n'est pas d'une révolution verte dont il s'agit, le terme "révolution" est maintenant galvaudé. C'est bien d'une évolution sans couleur, sans parti dont il s'agit, d'une prise de conscience. 

Montrons l'exemple à nos hommes et femmes politiques

Alors que la France se glorifie de la COP 21, nos hommes et femmes politiques ne sont pas conscients que ces accords sont un pansement sur une jambe de bois. La COP 21 et 22 ne vont pas assez loin dans les mesures urgentes à prendre pour l'avenir.

 

Il est faux de croire que nous n'y pouvons rien. Nous pouvons tous faire quelque chose à notre échelle, que nous habitions à la ville ou à la campagne.

 

Toute mesure, aussi petite soit-elle est importante. Concernant l'huile de palme, par exemple, il suffirait que les consommateurs boycottent tous produits à base de cette huile pour que les entreprises agroalimentaires cessent de l'utiliser. Ces produits sont légions, il suffit de lire l'étiquetage de la plupart des produits destinés à nos enfants pour en être conscients.

 

Ne négligeons pas notre force en tant que consommateurs. Sans nous, les apôtres de la pollution ne peuvent pas mettre à mal notre planète.

 

J'en appelle aux enfants : ouvrez les yeux de vos parents ! Je m'adresse aux représentants de toutes les religions : c'est votre devoir de sensibiliser vos fidèles.

 

Agriculteurs ! Prouvez que vous aimez vos terres, vous aurez le soutient de la population. Enseignants, interpellez vos élèves, vos étudiants ! Quand je vois ce qu'on fait apprendre par coeur aux jeunes des lycées agricoles, les calendriers liés aux pesticides, j'affirme que l'on n'aime pas notre planète.

 

Pensez-y, la seule valeur qui vaille n'est pas la jeunesse, la seule valeur qui vaille c'est le vivant, quelque soit l'âge et son appartenance ou non à l'humanité.

 

Nous devons repenser nos civilisations, c'est l'enjeu vital de demain.

 

LE Xiao Long

樂小龍

Le sceau chinois de l'artiste peintre LE Xiao Long sur lequel est écrit 樂小龍 qui en Chinois veut dire joyeux petit dragon.

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