La pollution n'est pas une fatalité

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La pollution n'est pas une fatalité.  

 

Des solutions existent mais l'égoïsme et ses alliés sont légions. A vous de voir...

 

Bonne lecture !

Les pollutions sont diverses

La pollution n'est pas une réalité homogène. Nous pouvons la diviser en trois grandes catégories :

  1. la pollution visible
  2. la pollution invisible
  3. la pollution différée

Rares sont les actes techniques, les productions qui ne polluent pas. Rares ? Peut-être même inexistants.

 

Une fois conscient de ce postulat, l'avenir est de chercher à les réduire au maximum sans en négliger aucune.

 

Ces trois catégories ne sont pas cloisonnées, certains de leurs éléments se chevauchent.

La pollution visible

La pollution visible est de fait la plus facile à détecter. Une partie de cette pollution est due aux accidents, une autre partie à l'égoïsme.

 

La frontière entre accident et égoïsme n'est pas étanche, elle est dans certains cas synonyme de négligence.

 

Une marée noire, par exemple, peut être accidentelle mais peut en même temps être le fait de négligence. Un pétrolier mal ou non entretenu est un navire qui vogue sur un océan d'égoïsme.

 

Dernièrement, j'ai emprunté l'autoroute qui relie la Gironde à la Bretagne. Les panneaux lumineux d'information nous signalaient que cette année, des centaines de tonnes de détritus avaient été traités par le réseau autoroutier.

 

Si nous partageons cette information auprès de nos amis, de nos collègues, des personnes que nous rencontrons chaque jour, leur réaction sera la même : c'est dégueulasse ! Oui mais... cette pollution est-elle spontanée ? Non. La mauvaise foi est l'alliée de l'égoïsme.

 

Responsabilité individuelle et collective, la part de cette pollution qui prend racine dans ce qu'il y a de plus vil en chacun de nous peut du jour au lendemain faire partie du passé.

 

L'été dernier en allant en Bretagne, j'ai vu ce qui restait des manifestations sur le bord des champs. Je ne pense pas que les agriculteurs étaient heureux de voir cet amas de pneus brûlés et autres ordures délimiter leurs terres. A moins que les émanations des pneus qui brûlent soient bons pour l'environnement et la santé, les organisateurs de ces barrages au nom d'une solidarité du monde du travail illustrent bien ce qu'est l'égoïsme.

 

Je pollue en été et je me plains en hiver du pic de pollution ! L'honnêteté encore une fois fait place à la mauvaise foi.

La pollution invisible

La pollution invisible est plus pernicieuse puisque notre sens premier n'est pas alerté. Pourtant, elle existe et elle est loin d'être négligeable.

 

Depuis quelques jours, un des éléments de cette pollution invisible est partiellement visible en France. Cet écran de particules fines qui chapeaute nos grandes villes est l'un des événements qui monopolise l'intérêt des Media.

 

Encore une fois, soyons honnêtes ! Qu'est-ce qu'un pic de pollution ? Un pic de pollution n'est qu'une pollution chronique qui par un phénomène météorologique devient médiatique.

 

En résumé, tant que la météo nous le permet, nous avons chaque jour un permis de polluer. Pendant un pic de pollution ce droit gratuit est remplacé par un droit payant dont le montant est de 22 ou 35 Euros.

 

Si vous habitez une ville de moins de 100.000 habitants, vous ne serez pas concernés par les mesures de circulation alternée. Gardez le sourire, même si votre santé n'a pas d'intérêt pour nos gouvernants.

 

L'égoïsme a tout un arsenal de concepts ! Hypocrisie, mauvaise foi, absence de lucidité...

 

Il serait temps que les entrepreneurs fassent confiance en leurs employés et cadres. Nous vivons à l'heure d'Internet et le télétravail ne prend pas l'essor qu'il devrait. Conduire une voiture n'est pas qu'un facteur de pollution, c'est aussi un facteur de fatigue qui, croyez-moi, peut avoir des conséquences létales.

 

Pardonnez-moi cette petite digression intime...

 

Amis des villes, je vous rassure, ne nous enviez pas, nous qui habitons la campagne. La pollution invisible est l'un de nos fléaux.

 

J'habite au milieu des vignes et je puis vous assurer qu'il est fort possible que je vive dans un milieu beaucoup plus pollué qu'en ville.

 

L'agriculture, d'un point de vue mondial, est l'une des activités les plus polluantes. Ici, l'égoïsme se pare de la cape de la vénalité. J'assume ce que j'écris : il y a trois sortes d'agriculteurs.

 

La première catégorie d'agriculteurs est celle qui rassemble ceux qui ne pensent qu'à exploiter la terre pour s'enrichir au mépris de l'environnement.

 

La seconde catégorie regroupe ceux qui sont conscients de la destruction de leurs terres mais qui se trouvent coincés par des obligations légales et le diktat des semenciers et des laboratoires. Ils sont conscients mais sont tout aussi responsables que les premiers.

 

Enfin, la dernière catégorie rassemble ceux qui ont choisi une autre voie et qui veulent défendre l'environnement. Attention, cette communauté est hétérogène et malgré ce choix, beaucoup d'entre eux polluent, certes moins, mais polluent tout de même.

 

Je pèse mes mots : actuellement, un agriculteur soucieux de sa terre a de fortes chances de devenir un délinquant aux yeux de la loi ! Je vous laisse réfléchir sur ce triste constat.

 

Une autre source de pollution invisible est liée au nucléaire dans le cas d'un accident, par exemple. Mais ne vous inquiétez pas, l'Histoire nous a montré le pouvoir de nos frontières pour arrêter les nuages atomiques ! Ne vous inquiétez pas car les déchets radioactifs balancés dans nos eaux salés dans des containers à des profondeurs non respectées ne semblent pas alarmer nos dirigeants ! Soyez tranquilles car la loi interdisant de telles pratiques est respectée : les déchets radioactifs ne sont plus jetés à l'eau dans des containers, ils sont déversés par un système de pipelines. La loi est respectée !

 

N'oubliez pas, actuellement la voiture électrique "non polluante" fonctionne au nucléaire à environ 70% en France... Les générations futures nous remercieront...

La pollution différée

Lorsque nous tenons dans la main un objet issu de la production humaine, nous n'avons pas conscience de l'impact de cet objet sur l'environnement.

 

Pourtant, qu'il s'agisse du dernier téléphone mobile ou d'un légume, chaque acte technique entraîne en amont et en aval une pollution certaine.

 

Prenons l'exemple d'un ordinateur. Pour l'utilisateur, il s'agit d'un objet fini. Mais cet objet de notre vie quotidienne nécessite un ensemble d'actes qui mis bout à bout ont des conséquences sur notre environnement. De l'extraction du pétrole, en passant par les mines, l'énergie indispensable à sa réalisation, son emballage, ses transports, etc., chaque maillon de cette chaîne augmente sa contribution à la pollution. Là, il s'agit de l'amont.

 

L'aval concerne la fin de vie d'un objet. Des efforts sont réalisés pour le recyclage des productions humaines mais nous en sommes aux balbutiements. Cette prise de conscience est un point positif mais il faut absolument prendre à bras le corps ce problème.

 

Permettez-moi une petite anecdote. J'utilise chaque jour un moulin à café pour moudre du café en grains. Cette petite machine de production française appartenait à ma grand-mère. Pour ceux qui ne me connaissent pas, j'ai 52 ans. Je vous laisse en déduire l'âge de ce moulin électrique.

 

Les anciens, comme j'aime les nommer, étaient moins égoïstes que nous. Une machine, un outil, un objet n'était pas destiné à une vie courte mais à une transmission de générations en générations.

 

Pour mon activité liée à l'Agriculture Naturelle, je n'achète plus de houes car je les casse en quelques jours. Je regrette d'avoir oublié en Picardie les deux houes que mon père m'avait données. Elles étaient plus que centenaires.

 

Nous vivons à l'ère de la consommation à tout va. Une consommation qui flatte notre Ego et qui fait appel à ce qui a de plus vil en nous. J'achète donc je suis ! Le consommateur n'est pas le seul responsable, les fabricants, les entreprises sont en première ligne face à ce mépris de notre planète.

 

Ces objets saturent notre quotidien : briquets jetables, stylos jetables, rasoirs jetables... Imaginez ce que nous jetons à la poubelle chaque jour sur l'ensemble de notre Terre.

 

Que dire de l'obsolescence programmée ? L'obsolescence programmée est l'utilisation de l'intelligence de nos chercheurs à des fins vénales. C'est le mépris total de notre environnement, c'est tout.

 

Noël approche à grands pas. Les poubelles vont se gorger des emballages plastics. Les gadgets électroniques à vie très courte iront les rejoindre dans quelques mois sans que les piles soient retirées. Tout va bien dans le meilleur des mondes.

En guise de conclusion

Les trois catégories arbitraires que j'ai mis en lumière n'étaient qu'un petit aperçu du problème. La pollution est un sujet complexe qui doit être abordé d'un point de vue global.

 

J'ai insisté sur la notion d'égoïsme car elle est à la base de ce fléau qui méprise les générations qui nous succéderont.

 

L'acte d'achat pourrait réduire cet égoïsme si les consommateurs prenaient le temps de lire les étiquetages. Encore faudrait-il que l'étiquetage soit amélioré et prenne en compte l'impact sur l'environnement. Acheter bio un fruit qui vient de l'autre bout de la planète est-il moins polluant que d'acheter un fruit produit près de chez nous ?

 

Lorsque je constate que notre gouvernement a cédé au lobby des producteurs d'huile de palme, la seule option reste dans entre les mains du consommateur. Tant que l'égoïsme ponctuera les décisions de nos dirigeants, notre santé sera toujours liées aux conséquences économiques.

 

Concernant les pics de pollution, les voitures ne sont pas le seul facteur. Industries, agriculture et chauffage sont aussi en cause. Le bois sera montré du doigt alors qu'il existe des inserts labellisés réduisant les émissions polluantes. Le bois n'est pas un problème, il existe des solutions. Les automobilistes sont pointés du doigt mais ça n'empêche pas les avions de décoller. L'hypocrisie est le coeur du problème.

 

Hypocrisie et absence ! Notre chère ministre de l'environnement qui s'est illustrée à Cuba semble moins préoccupée par notre santé que par l'encensement de Fidel Castro. Que fait-elle depuis les pics de pollution ?

 

Quant à l'Agriculture, il est possible d'éliminer tous les pesticides qui polluent notre air, nos terres et nos eaux. Encore une fois, le lobby des semenciers et des laboratoires impose son diktat à nos dirigeants.

 

La pollution n'est pas une fatalité. Hypocrisie, égoïsme et vénalité sont au coeur du problème. A nous de faire des choix qui détermineront l'avenir de nos enfants et de ceux que nous ne connaîtrons jamais.

 

LE Xiao Long

樂小龍

Le sceau chinois de l'artiste peintre LE Xiao Long sur lequel est écrit 樂小龍 qui en Chinois veut dire joyeux petit dragon.

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Commentaires : 3
  • #1

    Chris (Taiwan) (jeudi, 08 décembre 2016 11:02)

    Très bon article. Merci....

  • #2

    LE Xiao Long (jeudi, 08 décembre 2016 12:52)

    Salut Chris ;)

    Ce serait plutôt à moi de te remercier pour l'avoir lu.

  • #3

    Michell Digirolamo (samedi, 04 février 2017 09:00)


    Thank you for every other informative blog. Where else may just I get that type of info written in such an ideal manner? I've a challenge that I am simply now running on, and I have been on the glance out for such info.