Ecologie : éternel otage ?

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L'écologie sera-t-elle l'éternel otage des élections présidentielles ou se libérera-t-elle de ses boulets ?

 

Il est temps de se poser les bonnes questions et d'avoir un regard sincère sur l'écologie et le monde politique français.

 

Bonne lecture !

Écologiste de gauche : pléonasme ou barbarisme ?

Cette question ne devrait pas plus se poser que la suivante : "Écologiste de droite : pléonasme ou barbarisme ?"

 

Un parti écologique devrait avant tout être libre et ne pas s'enchaîner à des idées incompatibles avec les siennes pour de simples enjeux électoraux.

 

Que le parti socialiste s'obstine à traîner ses boulets de la gauche est déjà une erreur si évidente qui a abouti à la déclaration hier soir du Président de la République Française, mais le parti écologiste doit-il pour autant se sentir lié à ce magma idéologique hétérogène et divergeant ?

 

Je serais heureux qu'un Parti Écologiste libre existe enfin en France.

L'échiquier politique français est une demi-droite !

Ce terme de demi-droite emprunté à la géométrie plane semble bien définir l'exception culturelle française concernant la vision de son échiquier politique.

 

Il y aurait un point d'origine à gauche et cette demi-droite continuerait son chemin en passant par le centre, la droite et s'allongerait indéfiniment à l'extrême droite.

 

Raymond Devos nous l'avait bien expliqué, il y a deux bouts à un bout. Il n'y a pas un "non bout" et une seule extrémité : il y a bien deux extrêmes en France, l'extrême droite et l'extrême gauche.

 

Mais la sémantique d'un politiquement correcte semble l'emporter sur la raison. Des termes disparaissent au profit d'autres concepts. On ne dit plus aveugle mais mal-voyant, on ne dit plus sourd mais mal-entendant. Depuis hier soir, je me demande si on ne devrait pas remplacer le terme de Président de la République par celui de Mal-Aimé !

 

L'échiquier politique français n'est pas une demi-droite mais bien un segment de droite où les populistes destructeurs se situent à chaque bout.

L'allocution de François Hollande

A 20h00, hier soir, j'ai regardé mais surtout écouté l'allocution de notre Président, devrais-je dire notre Mal-Aimé ?

 

Je résume : son quinquennat est une réussite, c'est pourquoi il décide de partir !

 

Sommes-nous si stupides pour avaler tant de couleuvres ? J'ai noté que sa couleuvre n'avait qu'un bout, l'extrême droite ! A qui la faute ? Il est temps de remettre les pendules à l'heure et d'être vraiment lucide. L'une des plus grosses défaites du gouvernement actuel est d'avoir favoriser l'explosion de l'extrême droite.

 

Mais, attention, cette vision de notre Mal-Aimé est celle de la demi-droite politiquement correcte. Son quinquennat est le terreau des extrêmes, c'est ce passif désastreux qu'il nous lègue.

 

Cette sémantique biaisée a un arrière goût des années 1980 et elle s'est installée sournoisement dans le discours politique. Les Media parlent de la gauche de la gauche, ils ne parlent jamais de l'extrême gauche. Pourtant, elle existe et cela ne semble déranger personne que François Hollande fût élu grâce à elle.

 

"La Chute" - petite pensée à Camus - était inéluctable depuis 2012. Aucun gouvernement ne peut avoir une majorité si hétérogène. C'est une véritable soupe électorale où les saveurs étaient discordantes qui a été servie aux Français dans le seul but d'accéder au pouvoir.

 

Mais cette soupe a refroidi, ses ingrédients se sont séparés : voilà l'héritage d'une course au pouvoir.

 

Marine Le Pen est ravie de ce quinquennat, tout lui arrive sur un plateau. Mais, ne nous voilons pas la face, Jean-Luc Mélenchon est tout aussi ravi ! Ce même Jean-Luc Mélenchon qui verse sa petite larme en allumant sa petite bougie lors de l'annonce de la mort de Fidel Castro !

 

Où allons-nous ? Où iront voter les déçus de cette soupe qui a favorisé la montée des extrêmes ?

 

A mon avis, un deuxième tour Mélenchon - Le Pen n'est pas à exclure ! Et si ce n'est pas le cas, la même soupe nous sera-t-elle servie ?

 

En mon âme et conscience, je ne pourrai jamais voter pour un candidat qui s'allie à un extrême. Il est temps que le Parti Socialiste coupe le cordon ombilical avec ses boulets, il en va de sa crédibilité. 

Le Parti Écologiste dans tout ça ?

Le Parti Ecologiste fera-t-il partie de la prochaine soupe électorale ou s'affranchira-t-il enfin ?

 

Lui aussi jouera sa crédibilité. Doit-on renier ses idées dans le seul but d'accéder au pouvoir ?

 

L'écologie n'est ni de droite ni de gauche, c'est une autre manière d'appréhender la politique. Tant que l'écologie traînera ses boulets, elle ne pourra pas prétendre à une liberté d'action.

 

Les enjeux environnementaux de demain seront vitaux et nécessiteront du courage pour les mener à bien. L'élection présidentielle n'est pas la seule élection dans laquelle l'écologie peut s'exprimer et prendre des décisions pour demain.

 

La liberté a un coût mais c'est le seul chemin que peut emprunter l'écologie. Dans le cas contraire, je ne mangerai pas cette soupe réchauffée aux saveurs extrémistes.

 

Lorsqu'on défend ses idées, il faut aller au bout des choses. Au bout ? Tiens, Raymond Devos aura donc le dernier mot !

 

LE Xiao Long

樂小龍

Le sceau chinois de l'artiste peintre LE Xiao Long sur lequel est écrit 樂小龍 qui en Chinois veut dire joyeux petit dragon.

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Commentaires : 1
  • #1

    LE Xiao Long (dimanche, 04 décembre 2016 14:32)

    Je prends note qu'aujourd'hui même, dimanche 4 décembre 2016, que la notion de boulets de la Gauche est une évidence !

    Ségolène Royal, rejoint Jean-Luc Mélenchon sur Fidel Castro !

    Il est inadmissible qu'une idéologie désuète aveugle et nie, car il s'agit bien de négationnisme, ce qu'est un régime totalitaire, un régime extrémiste. Ce qui est le plus inadmissible est qu'une telle déclaration vienne d'un Ministre, Mme Royal !

    Finalement, les Socialistes n'ont même plus besoin de leurs boulets historiques à idéologie Marxiste pour être ridicules. Je plains sincèrement les Socialistes car le grand ménage risque d'être difficile. De tels propos venus d'une élue qui souhaitait briguer la Présidentielle il y a quelques années est tout simplement écoeurant.