Aménagement de la parcelle du pêcher

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Du 24 septembre au 1er octobre 2016, j'ai aménagé la parcelle du pêcher.

 

Après de nombreuses transplantations, repiquages et semis, je vous invite à découvrir son évolution. 

 

Bonne lecture !

Nouvelle parcelle selon les principes de Masanobu Fukuoka en Agriculture Naturelle

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Parcelle du pêcher au 23 septembre 2016

Pour ceux qui n'auraient pas lu les notes de travail du 16 au 23 septembre 2016, voici donc a quoi ressemblait la parcelle lors de la dernière mise en ligne.

 

N'hésitez pas à consulter les notes pour connaître les débuts de cette parcelle de 50 m2 environ.

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Parcelle du pêcher au 1er octobre 2016

En fin d'après-midi du 24 septembre, lorsque l'ombre allait recouvrir la parcelle, j'ai repiqué plus de 20 choux cavaliers rouges sans apport de fumier. Après repiquage et paillage, je les ai arrosés. Ces choux qui étaient en pépinière auraient dû être repiqués bien avant mais la sécheresse a retardé ce moment. Même commentaire pour les autres légumes que j'y repiquerai.

 

Le lendemain, vers la même heure, j'ai repiqué des laitues qui avaient montées. Les hampes florales sont très développées. Le but de cette transplantation est de faire en sorte que les laitues puissent produire des graines qui se sèmeront toutes seules sur la parcelle sans que j'intervienne par la suite.


Il s'agit d'une parcelle expérimentale que je vais entièrement semer d'un mélange de graines de légumes, de céréales, de fleurs et d'arbres. Pour l'instant je repique les légumes. Il me reste encore les poireaux à repiquer avant de semer et de pailler l'ensemble.

Couvert végétal de trèfle et de légumes

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Parcelle du pêcher au 1er octobre 2016. Au premier plan, un cognassier, au second, un acacia.

Je me base sur l'expérience de Masanobu Fukuoka pour créer un espace naturel.

 

A terme, le couvert végétal que j'ai retiré sera remplacé par un couvert végétal de trèfle blanc et de légumes. Pour que la transformation opère, il me faudra ne pas intervenir sur cette parcelle le temps d'un cycle complet de l'ensemble de la végétation semée.

 

Ce cycle qui comprend la levée et la mort des plantes est d'environ un an et demi à deux ans pour les espèces bisannuelles. Pendant ce laps de temps, j'observerai la progression des végétaux (herbes folles, légumes, fleurs, céréales et arbres). Au printemps, en fonction des avancées de cette parcelle, je sèmerai à nouveau en lançant des boulettes d'argile. Idem en automne 2017. La terre m'indiquera où semer quoi. Le but ultime de cette expérience est d'obtenir une parcelle qui produise fruits et légumes en se ressemant sans que j'intervienne : l'Art du Non Agir.

 

En déracinant les pieds de choux cavaliers de la pépinière, j'ai vu que des choux chinois commençaient à germer de manière naturelle. Sur l'ensemble des parcelles du potager, je fais toujours attention à laisser quelques graines sur les légumes ou fleurs qui terminent leur cycle. Une fois le végétal mort, je ne l'arrache pas. Je le laisse soit sur pied, soit je le coupe à ras de terre afin que le cycle naturel s'achève par la transformation complète du système radiculaire.


C'est un principe vraiment important qu'il ne faut pas négliger. La présence de racines mortes améliore la terre pour diverses raisons : infiltration de l'eau, nutrition des insectes, des vers de terre, des micro-organismes, bactéries et nutriments pour la terre. Comme le précise Fukuoka, il faut toujours avoir une vision globale de la Nature. C'est d'ailleurs pour cette raison que je n'ai pas retiré les racines des herbes folles sur la parcelle. Certes, certaines repousseront soit par leur systèmes radiculaires ou par la présence de leurs graines sur le terrain mais elles seront concurrencées par les semis que j'aurai effectués.

Art du non faire ou art du non agir

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Parcelle du pêcher au 1er octobre 2016. Au centre de la photo, le pêcher. On distingue bien les choux cavaliers rouges fraîchement repiqués.

Masanobu Fukuoka a répertorié des herbes folles et leur a fait correspondre des semis de légumes ou de céréales qui proviennent de la même famille. Cette étude est importante car elle permet, en fonction des observations, de semer exactement ce qu'il faut là où il faut.

 

 

L'Art du Non Agir ne signifie pas « ne rien faire » mais signifie être au service de la Nature en travaillant pour elle et non pour nous. C'est la Nature qui rectifiera mes erreurs en me donnant des indications sur quelles plantes semer. Nous sommes très loin de la vision traditionnelle d'un potager avec ses labours, ses lignes ou ses routes, ses désherbages et compagnie.

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Parcelle du pêcher au 1er octobre 2016. Au premier plan, un bambou géant cespiteux comestible subtropical. A gauche, un pied de vigne qui a poussé sur le terrain. Je l'ai tuteuré à l'aide d'une canne de bambou comme les 2 autres pieds introduits.

Il n'y a ni vision à court terme, ni vision à long terme. Fukuoka a raison, la Nature transcende le temps. Il faut garder une âme d'enfant pour être proche de la Nature. La vision que l'on doit avoir d'un verger-potager naturel est celle du jardin d'Eden.


Fukuoka souhaitait que la Terre connaisse une deuxième genèse. Lorsque je regarde autour de moi et que je vois ce que nous faisons de notre planète, cette deuxième genèse est encore loin !

Autres repiquages et implantation d'arbres et d'un bambou cespiteux

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Autre vue de la parcelle du pêcher au 1er octobre 2016. Au premier plan, avant la parcelle, cet espace qui semble être laissé à l'abandon est cultivé.

Samedi 1er octobre, j'ai terminé de semer sur la parcelle sur laquelle j'avais repiquer des choux cavaliers rouges, des laitues qui montaient, deux pieds de vignes de raisin de table, un bambou subtropical cespiteux géant comestible, un acacia, un laurier, de la mélisse et un cognassier et un tout petit albizia qui venait de lever.


L'acacia, le cognassier et le laurier ne m'ont rien coûté, il s'agit d'arbres issus de graine qui se trouvaient en bas du terrain près de la serre. Ils ont entre 2 et 3 ans.

 

Je n'ai repiqué que peu de poireaux. Je les ai mis au pied des arbres. Je repiquerai le reste sur d'autres parcelles.

 

Semis directe sans boulettes d'argile de trèfle blanc, radis daïkon, radis noirs long poids d'horloge, radis de 18 jours, blé rouge de Bordeaux, seigle, vesce, laitue rougette de Montpellier, grand épeautre, moutarde blanche, avoine nue, sarrasin, choux cabus nantais hâtifs, navet de Nancy, trèfle incarnat, raifort officinal, oignon Ishikura Long white, bourrache, cosmos et autres fleurs, le restant de la poche des semis mélangés d'août ainsi que quelques graines d'arbres (grenadier, acacia et charme).

 

Je n'ai pas du tout travaillé la terre, je n'ai même pas passé un petit coup de binette. Les semis ont été recouverts par un paillage.

 

Je n'interviendrai sur cette parcelle qu'au printemps pour y jeter des boulettes d'argiles contenant les graines de printemps. Le but est que le couvert végétal d'origine soit progressivement remplacé par un couvert de légumes, de fleurs et d'arbre sans que j'intervienne.

LE Xiao Long

樂小龍

sceau, chinois, LE Xiao Long, baron 33750, artiste peintre

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