Agriculture Naturelle du 16 au 23 septembre 2016

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 Voici les notes concernant le potager naturel entre le 16 et le 23 septembre 2016.

 

Bonne lecture !

16 septembre 2016

Discussion avec Paul, Noël et Franck

Je suis allé prendre des nouvelles de mon ami Paul. Il préparait les machines pour les vendange avec plusieurs de ses amis. J'ai fait la connaissance de Noël et de Franck et tous les quatre, nous avons eu une discussion fort intéressante à propos de l'agriculture.


En une heure, j'ai appris beaucoup de chose sur les vignes, le trèfle, le maïs et le sorgho. Au début, j'avais un peu peur de parler de l'agriculture naturelle selon Fukuoka avec trois professionnels de la terre.

 

Paul a un âge avancé et il vit de la terre depuis son enfance. Quant à Noël dont je viens de faire la connaissance, il me semble que c'est pareil pour lui. Il me semble qu'il a voyagé et a pratiqué l'agriculture à l'étranger. Franck, quant à lui, vient de faire son retour à la terre récemment mais est issu d'une famille d'agriculteur. Tous trois ont en commun l'amour de la terre et sont conscients des dérives qu'a pu emprunter l'agriculture chimique il y a quelques années.

 

Noël m'a appris à sélectionner les épis de maïs pour la reproduction de semence et m'a conseillé sur la manière de les faire sécher. Il m'a aussi montrer en déterrant du trèfle où se situait les réserves d'azote de ce dernier et a insisté sur le fait que le trèfle ne libérait pas l'azote s'il n'était pas arraché. Nous sommes tombés d'accord concernant l'apport organique dû au fauchage du trèfle et de son pouvoir à contrôler les herbes folles.

 

Ces trois viticulteurs possèdent de nombreux hectares et je me sentais tout petit avec mon lopin de terre sur lequel j'établis de minuscules parcelles. De plus, mon expérience est minime comparée à la leur. Mais je fus agréablement surpris de m'apercevoir que mon projet les intéressait.

 

Je leur ai parlé de non labour et du fait de retourner à la terre les tiges de maïs entière en déposant par la suite des fientes de poule sur les tiges placées de manière désordonnée. Ils ne connaissent pas le radis daïkon ni la bardane japonaise et je leur ai promis de leur donner quelques graines car ils souhaiteraient voir ce que ça peut donner.


Sous prétexte que je me lance dans l'agriculture naturelle, il serait absurde et stupide de ma part de vivre en vase clos et de ne pas m'intéresser au monde agricole qui m'entoure. Loin d'être fermés sur eux mêmes, les agriculteurs que j'ai rencontrés sont ouverts et partagent leurs connaissances. J'ai bien fait d'aller prendre des nouvelles de Paul.

Fientes de poules sur l'ancienne parcelle des trois sœurs (parcelle n°12)

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En fin d'après midi, j'ai dispersé de la fiente de poule sur les tiges de maïs mises à terre. Elles aideront à la décomposition du paillage et alimenteront un peu les radis daïkon.

 

Vu que la fertilité du sol est minime, je suis conscient que les radis ne devraient pas devenir énormes. Chaque chose en son temps... patience.

Récolte de tomates

Les tomates récoltées sont essentiellement des Cornues des Andes. Il me semble qu'il s'agit de la dernière récolte. Les pieds commencent à végéter et les nuits deviennent brusquement froide.

17 septembre 2016

Semis de seigle et de trèfle blanc sur la parcelle n°13

Premier semis de seigle sur une partie de la parcelle où avaient poussé des carottes. Cette partie doit faire 2 m2 environ. Lorsque j'avais récolté les carottes, j'avais réservé en tas les herbes coupées. Je les ai mises sur le semis que j'ai effectué à la volée. Concernant les grains de seigle, j'ai passé un léger coup de râteau mais sans ratisser à proprement parlé. Je remue simplement la terre à intervalles réguliers.


J'ai préparé les grains avant de monter au potager. Je les ai triées et j'ai retiré toutes les graines indésirables. Il y avait des graines rondes et noires, certainement de la vesce. J'ai trouvé quelques grains de blé que j'ai aussi enlevés ainsi que toutes graines de seigle qui me paraissaient suspectes.

 

Cette parcelle contient encore des carottes et trois pieds de pâtisson.

Création de nouvelles parcelles

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Début de la création d'une parcelle où pousse un pêcher de 3 ans planté en décembre 2014.

J'ai commencé la création de deux nouvelles parcelles au pied de deux arbres fruitiers, un pommier et un pêcher. Au départ, je souhaitais juste voir si la terre s'était améliorée au pied de ces deux jeunes arbres.

 

Le paillage a fait son effet et la terre est devenue un peu plus souple. Les herbes folles qui poussaient au pied des arbres étaient rares et un petit coup de binette a suffit pour les enlever.

 

Puis, j'ai agrandi un peu l'espace au pied des arbres. La semaine prochaine, je continuerai d'agrandir le dégagement des herbes folles pour la création de deux nouvelles parcelles. Il faut que je suive les courbes de niveau du terrain.

 

Le pêcher que l'on aperçoit sur la photo a été mis en place en racines nues en décembre 2014. Il n'a reçu qu'un arrosage lors de sa plantation comme l'ensemble des arbres que j'installe dans le potager. Depuis, il se contente de la pluie. Je n'arrose ni les arbres, ni les arbustes fruitiers par la suite.

Semis de trèfle blanc sur le petit désert

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Le petit désert et Nino

Le petit désert est une zone qui se trouve dans l'espace des animaux vers le grand chêne. Selon ce que j'ai appris, il y a plus d'une dizaine d'année poussaient deux grands chênes. L'un d'eux tomba lors d'une tempête. Il fut débité sur place mais il reste encore d'énormes partie du tronc près de la base. En tombant, il se déracina et provoqua une élévation du sol.

 

 

De la base des racines, un petit chêne s'est élevé. Des traces de feu sur les gros morceaux de tronc à terre montrent qu'une partie du bois a été brûlé sur place. Depuis 3 ans que je suis ici, rien n'y pousse.

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Sur la droite, une petite futaie s'est créée entre les deux chênes. Avant l'introduction des chèvres, cette futaie était impénétrable, il y avait trop de ronces. Elles ont disparues et maintenant la terre est à nue. Ce ne serait pas un problème si le terrain était plat, mais ce n'est pas le cas.


C'est l'ensemble de cette zone que je nomme le petit désert.

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Pente qui crée le problème d'érosion à droite de la futaie.

Le travail à faire est d'empêcher l'érosion du sol dû à la pente et aux pluies. Il faut que je réintroduise une couche végétale mais cela ne suffira pas. Je vais également m'occuper de la pente en formant une terrasse en introduisant de gros rondins de bois qui proviennent d'arbres fruitiers qu'un de mes voisin a mis à terre l'année dernière et que j'ai récupérés. Je vais aussi utiliser les tronc des haies que j'ai abattus la même année. Je les fixerai en utilisant des piquets de vignes.


J'ai introduit des radis daïkon en début d'été mais la sécheresse a ruiné cette expérience. La levée était bonne malgré le tassement de la terre à cet endroit. Ni les chèvres, ni les moutons ne semblent intéressés par les feuilles de ces radis.

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Vue d'ensemble du petit désert. A gauche, le grand chêne et à droite le petit chêne issu de la repousse suite à la tombée du deuxième grand chêne.

Aujourd'hui, j'ai semé du trèfle blanc à la volée. Les chèvres et les brebis se chargeront de fixer les graines minuscules.

 

La semaine prochaine, j'y sèmerai des radis daïkon. J'implanterai aussi quatre plantes qui, après observation, résistent aux chèvres et aux moutons. Il s'agit de la menthe glaciale, d'une variété de sarriette, de l'origan et de la mélisse.

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Autre vue de la pente.

Il va falloir que je ruse un peu pour leur plantation car tous mes animaux sont très curieux et me collent dès que j'interviens sur leur territoire. Je devrai donc enfermer les chèvres et les poules. Ces dernières sont les plus redoutables lors d'un semis ou d'une introduction de plante. Elles sont si familières qu'elles n'hésitent pas à venir gratter là où je creuse et je leur sers souvent de perchoir lorsqu'elles ont décidé d'étudier ce que je fais !

Mini grille pour petite graine dans l'argile

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Petit plateau à fruit métallique, retourné pour la confection de boulettes d'argiles contenant des petites graines.

J'ai trouvé dans un magasin un petit plateau métallique dont le fond est constitué d'une petite grille. Le maillage est parfait pour la confection de boulettes d'argile contenant de petite graine. En le mettant à l'envers, il sera parfait.


Le grillage à poule est impeccable pour les grosses graines du type épeautre ou maïs. 

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Cadre d'une de mes encres sur lequel j'ai fixé un grillage à poule pour la confection de boulettes d'argile.

18 septembre 2016

Achat d'anciens outils agricoles

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Deux faucilles anciennes.

Il y a quinze jours, j'ai acheté deux fourches à la brocante de Camarsac. Une fourche à 3 dents pour le foin et une fourche à raisin à 8 dents aplaties.

 

Je n'achète pas les outils pour les collectionner mais pour m'en servir. Les outils que l'on trouve actuellement dans le commerce sont de mauvaise qualité et chers. J'ai déjà cassé plusieurs manches ainsi que deux houes et une bêche achetées dans des magasins spécialisés ! Le métal et le bois sont vraiment mauvais.

 

Les outils des anciens étaient de meilleure facture. Un outil pouvait se transmettre de génération en génération. Ce n'est plus le cas actuellement. 

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Machine à broyer les orties

Ce matin, je me suis réveillé de très bonne heure pour aller à la brocante de Baron. J'y ai trouvé mon bonheur : 2 veilles faucilles en très bon état et 1 machine à couper les orties. Il s'agit d'une machine qu'on utilisait pour nourrir les canards et les oies. Elle est assez grippée et rouillée mais j'arriverai à la retaper. C'est une machine à bras, je n'achète pas de machines dépendantes d'énergie fossile ou nucléaire lorsque ce n'est pas nécessaire.

Agrandissement de la nouvelle parcelle du pêcher

Cet après midi, j'ai continué cette nouvelle parcelle. J'ai suivi au maximum la courbe de niveau du terrain. Seul et à l’œil, ce n'est pas si évident que cela. J'ai besoin de prendre du recul pour être certain de suivre la courbe. Il va falloir que je plante des piquets de vigne et que je trouve une règle de maçon afin de faire quelque chose de propre car je vais suivre cette courbe sur l'ensemble du terrain. Cette parcelle sera très grande et me servira de repère pour les parcelles plus basses et plus hautes.

 

Je séparerai les grandes parcelles qui suivront les courbes de niveau par des buttes constituées à l'aide de morceaux de bois et de l'ensemble des végétaux retirés lors de leur création. Elles éviteront l'érosion et arrêteront le ruissellement.

 

 

Comme j'ai cassé toutes mes houes, je défriche à la binette ! J'attends de trouver des houes dignes de ce nom comme celles que j'ai oubliées en Picardie !

Prises de photos

Les personnes qui consultent mes notes sur Internet me demandent souvent pourquoi je ne mets pas de photos avec mes notes. Je pense qu'ils ne s'aperçoivent pas du temps consacré à la création de ce potager, aux lectures nombreuses de livres anciens etc.

 

Mes semaines sont de 7 jours et les 35 heures de Martine me laissent songeur.


Je vais essayer de faire un effort pour la mise en ligne de photos mais franchement cela ne m'arrange pas. Elles seront plus nombreuses lorsque le potager sera enfin terminé.

Récolte de figues

Nouvelle récolte de figues sur le figuier se trouvant dans l'espace des animaux.

Levée de radis daïkon sur butte n°1

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Levée de radis daïkon.

Levée de quelques radis qui viennent de percer le paillage. Ils furent semés le 12 septembre, soit depuis 6 jours.

 

Le paillage n'est pas un problème pour les semis. Ils se débrouillent sans que j'intervienne.

Un article très intéressant sur les couverts pour le maïs

Bon article. Dommage qu'ils n'aient pas appliqué les méthodes de Fukuoka.

 

 

Le lien : http://agriculture-de-conservation.com/SEMIS-DE-COUVERT-SOUS-MAIS-SORTIR.html

19 septembre 2016

Un forum en Anglais sur la permaculture

Le lien : https://permies.com/forums

 

 

Je n'ai pas eu le temps d'y jeter un coup d'œil sérieux mais il a l'air intéressant.

Une vidéo sur Fukuoka

Les quatre livres de Masanobu Fukuoka traduits en Français

J'ai trouvé cette vidéo sur le Net et elle a le mérite de bien présenter de manière succincte les quatre ouvrages de Fukuoka traduits en Français.

 

J'ajouterai simplement que les livres de Masanobu, bien que traduits et certainement adaptés aux lecteurs occidentaux, restent très marqués par la pensée orientale. J'aime et je suis habitué à ce genre de voyage de l'esprit mais cela peut dérouter certaines personnes. Ne vous attendez pas à des écrits qui vous donneront une marche à suivre pas à pas. Vous voyagerez dans la tête de Fukuoka et ça vaut le détour !

 

Aménagement du petit désert

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J'ai commencé par délimiter à la binette l'emplacement des rondins de bois que j'allais poser à terre. Cette petite cuvette permet une meilleure adhérence du bois sur le sol.

 

Le but n'est pas de les enterrer mais d'éviter qu'ils roulent jusqu'en bas du terrain.

 

Comme prévu, mes amis à cornes et à plumes grenouillaient autour de moi pendant que je construisais la barrière qui évitera l'érosion due à la pente lorsqu'il pleut.

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Les animaux vivent en liberté et amendent le terrain.

20 septembre 2016

Interview de Fukuoka

Il s'agit d'un des rares interview de Fukuoka datant du 10 octobre 1986. Très intéressant sur ce qu'est la philosophie verte de Masanobu Fukuoka.

 

 

Voici le lien : http://www.nwbotanicals.org/oak/altagri/Fukuoka.html

Agrandissement de la parcelle du pêcher

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La parcelle s'agrandit et finalement j'opte pour tout faire à l’œil sans utiliser d'instruments de mesure.


En dégageant le terrain, les courbes de niveau deviennent plus visibles. 

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La végétation retirée lors de la création de la parcelle me servira à créer les buttes délimiteront les différentes parcelles en escalier.

 

Sur la photo à droite, on aperçoit une partie de cette végétation mise en réserve pour la suite. Rien ne sera perdu, rien ne sera brûlé.

Chou palmier

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Chou palmier semé au début de printemps 2016

Voici un chou palmier dont je parle assez souvent.

 

Il s'agit d'un chou considéré comme fourrager en France mais qui dans d'autres pays sert à aussi bien à l'alimentation humaine qu'à l'alimentation animale.

 

Nous en avons déjà consommés et c'est une excellent chou. Pour la récolte, il suffit d'ôter les feuilles du bas dont on a besoin.

 

Ce chou est issu de semis que j'ai réalisés en pépinière au début du printemps. Je l'ai repiqué par la suite et il restera trois ans en place. Au bout de trois années, il devrait fleurir et je le laisserai monter en graines.

 

Un chou productif pendant trois ans est intéressant, n'hésitez pas à l'installer dans votre potager.

 

Sur la photo, il se trouve sur une toute petite parcelle où poussent d'autres plantes et légumes. Si vous avez l’œil, vous verrez un pied de bourrache, de la vigne, des pieds de poivrons.

 

Important : ce chou n'a reçu qu'un arrosage lors de son repiquage. Il a très bien résisté à la sécheresse de cet été et ne sera jamais arrosé.

21 septembre 2016

Différentes levées

Je ne suis monté qu'une seule fois au potager pour vérifier l'état des parcelles nouvellement semées. Les radis daïkon lèvent partout même sur la parcelle n°12 où le paillage est constitué de tiges de maïs.

 

Sur les parcelles où l'épeautre a été semé dans des boulettes d'argile, il y a bien la présence de levées mais n'en ayant jamais cultivé auparavant, je ne sais pas s'il s'agit de la céréale ou d'autre chose. Cela me semble un peu tôt pour être le blé des Gaulois. Comme j'ai utilisé du foin sur ces parcelles, il est possible que des graines contenues dans ce dernier aient germées.

 

J'ai tout de même un doute car certaines parcelles de radis daïkon ont été paillé avec le même foin et il n'y a pas de levées comparables.

 

 

Sur une parcelle qui avait accueilli des petits pois avant l'épeautre, j'ai noté la présence d'une nouvelle génération de petits pois issue des graines qui étaient tombées à terre.

Serpent

J'ai passé le plus clair de mon temps à rentrer du bois, je fais toujours attention avant de manipuler les tas de bois du terrain.

 

Sur l'un des tas, un serpent de plus d'un mètre de long était lové sur le haut d'une branche au soleil. Il était de couleur verte mais je n'ai pas eu le temps de l'identifier. A deux mètres, il a repéré ma présence et est allé se réfugier sous le tas de bois.


La vie revient et cela me réjouit. Il n'y a pas d'animaux nuisibles, leur présence est utile.

Poules

Sur l'ensemble des poules, seules trois d'entre elles sont adultes et devraient pondre mais elles font grève actuellement. J'ai changé plusieurs fois la litière de leur pondoir sans résultat. J'ai acheté une botte de paille (pas de foin) pour l'occasion mais le matin, je retrouve la paille à terre. Hier soir, j'ai changé la paille contre du foin, je verrai bien demain si elles préfèrent le foin. J'ai aussi constaté que l'une d'entre elle refaisait ses plumes. Normal qu'elle ne ponde pas.

22 septembre 2016

Poules

Ce matin, les poules n'ont pas mis le foin des pondoirs à terre. Elle n'aiment donc pas la paille que j'ai achetée et préfèrent le foin des chèvres. J'ai lavé les œufs en plastic puis je les ai remis dans les pondoirs.

Swale

Comme je fais des recherches sur le terrassement des parcelles, je suis tombé sur le terme swale que je ne connaissais pas. Il est utilisé en permaculture pour définir un fossé qui retient l'eau de pluie et la redistribue. Sans connaître ce qu'était un « swale », je l'avais mis en pratique autour de la butte n°2 et j'avais constaté son efficacité à propos ses avantages.

 

Lorsque le terrain est en pente, Fukuoka insiste sur le fait de terrasser, de construire des buttes ou des murs ainsi que des fossés pour une bonne irrigation. Dans ses ouvrages en traduits en Français, le terme « swale » n'est pas utilisé. Finalement, je préfère parler de fossés puisque le terme existe en langue française et qu'un fossé a toujours rempli la fonction que la permaculture précise.

 

Voici deux petites vidéos qui expliquent comment fonctionne un « swale ». Elles sont plus orientées sur la manière de récupérer l'eau de pluie à partir d'un toit mais c'est intéressant lorsque l'on veut irriguer un terrain autour d'une maison. Ce n'est pas mon cas pour l'instant puisque le potager est très haut par rapport à notre demeure. Je souhaite simplement éviter le ruissellement de l'eau et l'érosion du terrain.

Monsanto Bayer

Ce matin, en lisant les infos sur msn, je suis tombé sur une vidéo intitulée Monsato Bayer : main basse sur nos assiettes.

 

Franchement, regardez cette vidéo très courte et surtout écoutez bien le passage sur l'Inde et la production OGM de coton.

 

En fait, la semence de coton de Monsanto coûte 50 fois plus chère qu'une semence traditionnelle. Mais cette semence qui devrait être exemplaire face aux maladies, au bout de trois ans de culture est inapte à résister aux maladies.


C'est tellement évident ! La Nature réagit face aux OGM. Les agriculteurs indiens sont donc obligés de traiter du coton OGM qui en théorie ne devrait pas l'être. Merci Monsanto !


L'agriculteur ne peut pas récupérer les graines issues de la récolte d'OGM comme c'est le cas d'ailleurs pour toutes les semences hybrides.

 

Mais le pire est qu'en Inde, les semences de coton traditionnelles ont été contaminées par la présence des OGM. Il n'est donc plus possible d'y cultiver du coton que les générations antérieures de paysans avaient sélectionnées !

 

En France, la culture des OGM est interdite, enfin, c'est ce que l'on croit car il s'agit en fait d'une clause de sauvegarde. Grande différence, car en réalité les pays européens peuvent cultiver des OGM. Je ne l'invente pas, lisez de vos propres yeux l'article sur la réglementation en France et en Europe sur le site du gouvernement : http://www.developpement-durable.gouv.fr/-La-reglementation-en-France-et-en-.html

 

Mais la France est une exception, nous savons que depuis Tchernobyl que nos frontières ont la faculté d'arrêter les radiations nucléaires. Vous verrez, nos chères frontières auront le même pouvoir sur les insectes pollinisateurs qui s'arrêteront net aux limites de l'Hexagone lorsqu'ils auront butiné des fleurs issues d'OGM cultivés par nos partenaires européens ! Prenez-nous pour des cons.

 

Voici le lien de la vidéo en question : http://www.msn.com/fr-fr/video/actualite/monsanto-bayer-main-basse-sur-nos-assiettes/vi-BBwvmw3

23 septembre 2016

Semis de radis daïkon dans l'espace des animaux

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La puce face au paillage de la zone semée.

J'avais laissé à même le sol du bois que j'ai rentré dernièrement car les rondins supérieurs étaient bien secs. J'ai laissé ceux qui étaient en contact avec la terre car ils sont destinés à la nourrir.

 

Lorsqu'on soulève ces derniers, la terre est si meuble qu'il est facile de la travailler à même la main. Les vers de terre ont fait leur travail, ils ont labouré et engraissé le terrain.


J'ai donc semé des radis daïkon sur cet espace, puis je l'ai paillé. Je verrai bien si mes chèvres continuent à les bouder.

Suite et fin de la parcelle du pêcher

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Parcelle, petit fossé et butte.

J'ai donc terminé cette parcelle qui fait environ 50 m2. Elle descend en pente douce et se termine par un petit fossé (swale) et une butte constituée de l'ensemble de la végétation que j'ai retiré de la parcelle ainsi que de la terre retirée pour le fossé.

J'en ai profité pour tailler le pêcher afin de lui donner la possibilité de prendre une forme naturelle. Le concept de Fukuoka sur la forme naturelle des arbres fruitiers est une notion importante. Il ne s'agit pas d'une taille de formation comme on le fait dans les vergers mais bien d'offrir à l'arbre la possibilité de revenir à sa forme naturelle. Il ne s'agit pas de l'abandonner car l'arbre qui nous intéresse est un pêcher que j'ai acheté il y a deux ans : un scion d'un an à racines nues.

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Le pêcher

Le pépiniériste a coupé une partie de ses racines ainsi que le haut de la tige centrale. Ces deux opérations dérèglent la croissance de l'arbre pour sa vie entière. Je dois maintenant m'en occuper afin qu'il pousse naturellement. De plus, il s'agit d'un pêcher greffé et d'une variété de pêche issue d'une longue sélection comme pour l'ensemble des arbres fruitiers. La conséquence est qu'il s'agit d'un arbre qui ne pourrait jamais croître de manière naturelle.

 

J'ai donc supprimé les branches qui ne poussaient pas naturellement et donné aux autres une inclinaison naturelle, qui correspond environ à 40° par rapport aux sol. Cette inclinaison ne concerne que le départ de la branche, il me faudra corriger par un autre palissage de bambou la suite de la progression de la branche lors de sa croissance (20°).

 

Comme le haut de l'axe, la flèche, avait été coupé par le pépiniériste, j'ai dû en créer une nouvelle à l'aide de la plus haute branche que j'ai redressée à la verticale. J'ai effectué une légère incision sur l'axe et aussi sur la branche au point de jonction. J'espère que la branche finira par se souder à l'axe. Si ce n'est pas le cas, la ligature aura tout de même pour effet de donner la bonne direction à cette nouvelle flèche.

 

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La parcelle, le pêcher et le pied de vigne.

Je fais mon maximum mais je ne suis pas à l'abri d'une erreur. Fukuoka a sacrifié des centaines de mandariniers pour trouver et redonner enfin aux arbres leur formes naturelles.

 

 

En défrichant la parcelle, j'ai trouvé un pied de vigne. Je l'ai tuteuré à l'aide d'un bambou. J'ai l'intention de le greffer par la suite avec une variété de raisins de table.

LE Xiao Long

樂小龍

sceau, chinois, LE Xiao Long, baron 33750, artiste peintre

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