Agriculture Naturelle du 8 au 15 septembre 2016

bouc nain, caprin

 

Voici les notes concernant le potager naturel entre le 8 et le 15 septembre 2016. Céréales, radis daïkon et trèfle blanc sont à l'honneur.

 

Libre à vous de les consulter, il s'agit de mon outil de travail.

Céréales

Les semis de céréales arrivent et je vais devoir créer de nouvelles parcelles jusqu'à la mi novembre.

 

Les mois qui viennent leur seront donc consacrés et il s'agit d'une nouvelle étape de ce projet d'agriculture naturelle selon les principes de Masanobu Fukuoka.

 

Plusieurs raisons à cela : le système radiculaire des céréales est impressionnant et permettra un décompactage de la terre. Après la moisson, les racines alimenteront le potager et la paille servira de paillage, le but étant de devenir enfin autonome en paille.

 

Quant à la récolte des grains, une partie sera réservée pour la semence et l'autre partie pourra alimenter mes poules. Un jour, je ferai de la farine mais il faut que je trouve une meule en pierre. Chaque chose en son temps. Patience !

 

Vous trouverez ci-dessous l'activité des différents travaux concernant le potager. Bonne lecture.

10 septembre 2016

Boulettes de glaise de 500 g d'épeautre

L'année dernière, j'avais galéré avec les boulettes d'argile car j'avais pris en compte seulement une des techniques préconisées par Fukuoka qui consiste à pulvériser de l'argile puis de la mélanger aux graines petit à petit en pulvérisant de l'eau sur l'ensemble. Cette technique fonctionne très bien mais il faut un sacré coup de main.

 

J'ai relu les passages des différents bouquins de Fukuoka et je me suis aperçu qu'il donnait d'autres techniques concernant les boulettes d'argile.

 

La graine d'épeautre est vêtue et la première technique dont je viens de parler est délicate dans ce cas. Celle que j'ai utilisée a deux avantages : un gain de temps et une meilleure adhérence aux grains vêtus.

 

Voici la description de cette deuxième technique selon Fukuoka et mon application :

 

Je suis allé chercher de la terre sur les taupinières. Elle a l'avantage d'être déjà travaillée par les taupes. Cet animal est vraiment très utile au potager ! J'ai du mal à comprendre pourquoi certaines personnes s'obstinent à les éradiquer. Petite parenthèse : lors des grosses pluies, je peux entendre le ruissellement de l'eau via les galeries. Quand on pense que l'aménagement de tuyaux souterrains pour l'écoulement des eaux sur certaines plantations coûtent très chers, j'avoue que je suis heureux que les taupes envahissent mon potager en pente !

 

J'ai confectionné une sorte de tamis à l'aide d'un cadre où se trouvait une de mes encres. Il était tombé et la partie vitrée était brisée. Sur ce cadre, j'ai fixé du grillage à poule que j'ai tendu à l'aide de clous.

 

J'ai laissé les grains d'épeautre tremper une heure dans l'eau. C'est un point important car cela permet à la glaise d'adhérer parfaitement par la suite.

 

Puis, j'ai mis l'ensemble des grains d'épeautre dans une ancienne litière à chat (500 g. d'épeautre). A l'aide d'une passoire métallique, j'ai tamisé la terre au dessus des grains puis j'ai commencé à brasser le tout. Dès que l'humidité n'est plus suffisante, il faut rajouter de l'eau.

 

Au fur et à mesure, on se retrouve avec une sorte de pâte que l'on malaxe à la main de la même manière qu'une pâte à pain.

 

Fukuoka préconise environ 8 parts de terre pour une part de grains. En fait, il faut que les grains aient assez de terre pour confectionner par la suite les boulettes. Il suffit de prendre de temps en temps l'équivalent d'une boulette dans les doigts et de compter de nombre de grains qui s'y trouvent. Tant que le nombre est important, il n'y pas assez de terre.

 

A partir du moment que l'on se retrouve avec une pâte homogène qui englobe la totalité des grains, je me suis passé de la passoire et j'ai mis la terre travaillée par les taupes directement sur la pâte en ajoutant de l'eau au fur et à mesure.

 

Une fois la pâte terminée, j'ai pris un cageot dont j'ai tapissé le fond avec du papier journal. J'ai posé le cadre sur le cageot et j'ai commencé la création des futures boulettes.

 

J'ai pris une bonne poignée de pâte et je l'ai préalablement aplatie pour lui donner une épaisseur d'environ 2 cm. Par la suite, il suffit de mettre la galette sur le grillage à poule et d'exercer une pression à l'aide des doigts pour que la terre se découpe et tombe dans le cageot.

 

J'ai été impressionné par la précision de Masanobu Fukuoka à propos du nombre de grains par morceau de terre ! C'est vrai, les morceaux qui tombent contiennent le plus souvent 1 grain voire 2 grains. Rare sont les morceaux sans grains.

 

Une fois la galette découpée, il suffit de reprendre chaque morceau de terre et de confectionner les boulettes d'argile dans la paume de la main. Bien que les morceaux tombent les uns sur les autres, ils se séparent dès qu'on les saisit.

 

J'avoue ne pas avoir compté combien de temps cela m'a pris pour réaliser les boulettes pour 500 g. d'épeautre. J'ai commencé en début d'après midi et j'ai fait de nombreuses pauses à cause de la forte chaleur.

 

Le soir, les enfants m'ont aidé à la réalisation des boulettes et ils se sont bien éclatés. 

 

La présence des animaux n'est pas un problème dès que la pâte est réalisée. Naturellement, les poules curieuses sont venues perturber notre travail et picoraient les boulettes encore molles que nous laissions sécher dans des cageots.

 

Il a suffit de les recouvrir avec d'autres cageots. Les chèvres sont venues elles aussi regarder de prêt cet atelier improvisé. Elles ont senti les boulettes mais elles ne s'y sont pas intéressées.

 

J'ai mis les cageots en hauteur le soir même afin de portéger la production. Le lendemain matin, j'ai remis les cageots au soleil et j'ai retiré leur protection dès qu'elles étaient dures.

 

Je voulais voir le comportement des animaux face aux boulettes. Les poules qui étaient venues la veille savait qu'il y avait des graines à l'intérieur. Certaines sont venues en voler mais elles les laissaient finalement à terre. L'argile n'est pas à leur goût.

 

J'ai pesté contre deux de mes boucs nés ici (ils ont deux ans maintenant) car ils souhaitaient se coucher dans les cageots. Ils avaient pris l'habitude de se coucher dans des boîtes ou des gros pots de fleurs lorsqu'ils étaient petits ! Peu de boulettes ont été cassées sous la pression de leur ongles mais il a fallut que je les sorte des cageots !

 

C'est étrange que Fripouille, l'oie, ne soit pas venue. Lorsque je bricole, elle est toujours à côté de moi et me pique les outils ou mes lunettes !

11 septembre 2016

Semis boulettes d'argile contenant de l'épeautre

 

 Semis sur les parcelles 5 et 6.

Récolte maïs Tom Pouce

Il s'agit du début de la récolte. Certains épis ne sont pas complets. Manque d'eau ? Mauvaise fécondation ?

 

J'ai sélectionné les plus beaux épis pour les prochaines semences.

Prévision des semis sur la parcelle des 3 sœurs

En octobre, semer des radis daïkon (octobre 2016 – février 2017)

Bardane Japonaise Tokiogawa Long (avril 2017 – novembre 2017)

Orge /blé (octobre 2017 – mai 2018)

Pastèque (avril 2018 – août 2018)

Chou Chinois (septembre 2018 – mars 2019)  + oignon (octobre 2018 – mai 2019)

A suivre...

12 septembre 2016

Semis d'épeautre

Ensemencement à la volée avec boulettes de glaise de l'épeautre sur la parcelle n°7. Finalement, la préparation des parcelles déjà cultivées est très rapide. Je coupe la végétation à l'aide d'une binette en prenant garde de ne pas arracher les racines.

 

Je réserve la végétation coupée puis j'ameublis exceptionnellement le sol à cause de la sécheresse sur 5 cm de profondeur maximum. Pourquoi ? Tout simplement parce que les boulettes rebondissent sur un sol trop dur.


Le semis de boulettes de glaise est facile, le temps consacré à leur confection est largement récompensé lors du semis.


La végétation réservée est ensuite déposée sur le semis. Je reprends le même principe que Fukuoka quant à la manière de déposer l'herbe coupée : gestes saccadés afin d'obtenir une dispersion aérée et se rapprochant le plus de la Nature.


Comme je ne suis pas encore autonome en paille et que la végétation coupée n'est pas encore suffisante, j'ajoute du foin. Je sais qu'il contient des graines mais cela n'est pas grave. Ma dépendance face à la paille devrait diminuer dès l'été prochain après les récoltes d'épeautre, de blé de Bordeaux, d'orge, de seigle et de sarrasin.

 

Sur la parcelle n°7, j'ai laissé les pieds de tournesols qui terminent de mûrir. Je les couperai dans une semaine environ et mettrai les tiges entières sur le paillage après avoir récupéré les fleurs contenant les graines.


La récolte de graines de tournesols ayant déjà été très bonne, je ne récupérerai pas les petites fleurs mais les mettrai directement sur la paille de la parcelle. Il faut penser à nourrir les habitants du potager.


La parcelle n°7 a donc accueilli cette année des tournesols, des radis, des choux chinois, des tomates. J'ai laissé le pied de chou cavalier rouge en place, il poussera parmi l'épeautre. Idem pour le petit noisetier qui a poussé grâce aux animaux (oiseau ? Écureuil?). J'ai aussi laissé un pied de tomate qui produit encore. Il sera coupé en fin de saison et mis sur la paille.

Semis de radis daïkon sur butte n°1

Semis sur la butte n°1 qui avait accueilli des pommes de terre. Cette butte a été faite à l'aide des systèmes racinaires des herbes folles en début de saison ainsi que d'herbe coupée. La plupart des systèmes racinaires se sont décomposés et la terre est vraiment très meuble. Je n'avais pas coupé l'herbe en dessous de la butte lors de sa confection.

 

En semant les radis daïkon, j'ai trouvé pas mal de petites pommes de terre que j'ai enfoncées un peu plus profondément.

Précipitations

Météo France annonce de la pluie. Il y avait 90% de chance qu'il pleuve entre 17h00 et 20h00. Aucune pluie ! 90 % de probabilité qu'il pleuve entre 20h00 et 23h00. Il est 22h30 et toujours aucune goutte de pluie.

 

 

Bien que le soleil soit couché depuis pas mal de temps, la température extérieure est très chaude et la nuit n'apporte pas de fraîcheur. Ici, tout le monde attend la pluie, surtout les vignerons car le raisin est trop petit cette année.

13 septembre 2016

Citronnier

Levée d'un citronnier, plaquette n°3 en 9A semé le 12 août 2016.

Epeautre sur parcelle 8 et 9

Ce matin, semis d'épeautre enfermé dans des boulettes d'argile sur la parcelle n°8.

 

Cette parcelle avait accueilli des radis de 18 jours, des fleurs (cosmos, bourrache, lin), des petits pois.


J'ai laissé un pied gros pied de cosmos qui fleurit encore ainsi qu'un jeune pied de vigne. Beaucoup de pieds de vigne poussent sur cet ancien vignoble arraché il y a plus de 15 ans. La première année, les chèvres et les moutons ayant accès au futur potager, elles les ont taillés.

 

Cela fait donc deux ans qu'ils poussent tranquillement sans que j'intervienne. Selon l'ancien viticulteur qui s'occupait de cette vigne, je pourrai greffer ces pieds de vigne qui poussent de manière naturelle. Mon choix se portera sur du raisin de table, je ne compte pas faire de vin. Il faut que j'arrive à les monter en arbre ou à les faire pousser sur des arbres.

 

L'état de la terre sur cette parcelle me donne espoir. La végétation était dense malgré la sécheresse et l'herbe coupée a presque suffit pour le paillage de la parcelle. La terre était un peu dure mais rien à voir avec les espaces non cultivé. Un petit coup de binette a suffit pour l'ameublir rapidement avant que je ne jette les boulettes d'argile.


Cet après midi, semi de boulettes d'épeautre sur la parcelle n°9 jusqu'au figuier. J'ai coupé tous les tournesols de cette parcelle. Les grandes tiges placées ensuite sur le paillage (coupe des herbes de la parcelle + un peu de foin) permette de stabiliser le paillage en cas de gros coups de vent. Les orages sont prévus aujourd'hui. Je croise les doigts !

 

La parcelle n° 9 était la parcelle la plus fleurie : cosmos, tournesols, lin, pavots, bourrache, bleuets et bien d'autres fleurs dont j'ignore le nom. Les seuls légumes qui se trouvaient dans cette parcelle étaient : des amarantes golden, des amarantes tête d'éléphant, des radis, des mizuna. Cette parcelle continue après le figuier mais je ne me suis pas occupé de la suite de la parcelle où poussent des choux chinois, des poivrons entre autres. Je m'en occuperai demain.

Figues

Récolte de figues sur le figuier se trouvant dans l'espace des animaux cet après midi. Heureusement que j'ai l'habitude avec les chèvres car il faut avoir un bon sens de l'équilibre lorsqu'un bouc se dresse sur ses pattes arrières pour appuyer ses pattes avant sur moi ! Nous nous sommes tellement amuser avec eux après leur naissance qu'ils sont très proches de nous. Concernant la cueillette des fruits sur leur territoire, ils sont parfois un peu trop proches ! Mais ils sont tellement mignons, câlins et joueurs qu'il est impossible de s'énerver. Alors, ils ont eu droit à quelques figues trop mûres.

 

 

Les figues sont très sucrées cette année. Un régal !

Animaux sauvages

Les animaux sauvages ont soif. Ma voisine m'a dit que les oiseaux venaient manger les jeunes pousses de ses légumes ce qui est rare ici. Ils cherchent de l'eau. Il faudrait que je pense à mettre des points d'eau dans le potager.


Nous attendons tous la pluie avec impatience.

Climat

Je ne suis sur Baron (33750) que depuis 3 ans. Je pensais trouver un climat proche de celui d'Yilan à Taiwan en été avec des étés chauds et humides. La première année, il y a eu des journées a fort taux d'humidité comme je les aime. Mais depuis deux ans, le climat me fait plus penser à une saison des pluies suivie d'une saison sèche. Pas d'hiver ! La saison des pluies correspond à la mi automne, l'hiver et la moitié du printemps. La saison sèche correspond à l'autre partie de l'année.


Pas étonnant que les vignes soient malades avec un climat qui ne leur correspond plus !

Radis daïkon et trèfle blanc sur butte n°2

Semis de radis daïkon et de trèfle blanc sur la butte n°2. Sur cette butte a poussé des pâtissons blancs, des pâtissons oranges, des salades, des pieds de tomates, des choux et de l'amarante tête d'éléphant. J'ai laissé deux pieds de tomates qui produisent encore (des crovarèses) et trois choux. Les autres légumes ayant terminé leur cycle, je les ai coupé au dessus de la racine et je m'en suis servi comme paillage.


J'entendais l'orage au loin juste au moment que je commençai à semer. J'ai semé plus de 200 radis daïkon à la main en choisissant chaque emplacement. Quant aux trèfle blanc, j'ai semé très clair, les graines étant très fines.


Après le paillage à l'aide de la végétation coupée, je n'ai pas pris le temps de rajouter du foin. J'en mettrai si je vois que le paillage n'est pas suffisant, mais l'orage s'approchait de plus en plus.

 

Je suis descendu du potager à 19h00. Cinq minutes plus tard, l'orage était là ! La pluie tombe enfin ! Il est actuellement 21h25 et la pluie tombe encore.

Précipitations : pluie !

Il pleut donc enfin ! Je suis heureux d'avoir semé l'épeautre juste avant cette première pluie ainsi que les radis daïkon.


Il me reste un peu de semence d'épeautre dans des boulettes d'argile. J'ai laissé le sceau recouvert d'un sac plastic. Par contre, j'ai dû oublier de mettre un outil sur le sac afin qu'il ne s'envole pas. Je verrai ça demain matin.


Ce soir, j'ai vérifié que les animaux étaient bien abrités. Pas de soucis, les brebis sont descendues dans la bergerie et les chèvres squattent le poulailler. Seule une poule et deux chèvres avaient été surprises par la pluie et s'étaient réfugiées sur la terrasse.

 

Bonne journée bien remplie aujourd'hui ! Deux parcelles semées et une butte juste avant l'arrivée de la pluie. Au rythme où j'avance, à la fin de la semaine, j'aurais certainement semé sur l'ensemble des parcelles créées ce printemps. Il faudra donc que j'en crée de nouvelles et ça me donne la pêche ! Beaucoup de boulot en perspective jusqu'à la mi novembre.

 

C'est plaisant de se dire que les parcelles d'épeautre semées actuellement ne seront récoltées que l'été prochain. Quant aux radis daïkon, je n'en récolterai que dans deux mois mais j'en laisserai beaucoup sur place tout l'hiver jusqu'au début du printemps avant d'introduire de la bardane japonaise. Après ça, le sol sera plus meuble.

 

Comme pour tous mes semis, une fois en place, je ne m'en occuperai pas : pas de désherbage, pas d'arrosage. Finalement, le travail se résume au semis, au paillage et à la récolte.

14 septembre 2016

Tel un gamin qui attend depuis longtemps la neige pendant l'hiver, j'ai mis du temps à regagner mon lit hier soir. Je suis allé regarder et écouter la pluie tomber, assis sur la terrasse. J'ai profité ainsi d'un concert gratuit et de la fraîcheur accompagné de Nino, mon chat et de ma chienne.

 

Une fois dans le lit, j'ai profité de cette musique pour imaginer mon potager recevant enfin cette pluie tant attendue. J'ai pensé également aux prochaines parcelles que j'allais créer cet automne. Je me suis réveillé vers 5h30 et à 6h00 je n'ai pas tenu, j'avais envie d'ouvrir les volets et de profiter de cette fraîcheur humide. En ouvrant ceux du salon, j'ai vu la Petite Ours pour la première fois que j'habite ici. Ce ciel étoilé m'a rempli de joie. J'ai hâte que le jour se lève pour monter au potager !

Semis épeautre sur parcelle n°10

Cette toute petite parcelle en triangle avait abrité des pavots, du lin et du coriandre. Lors de sa création, la terre était comme partout très tassée. Je suis agréablement surpris de constater que la terre est bien meuble aujourd'hui.


J'ai semé les boulettes d'épeautre mais le sac plastic qui recouvrait le sceau n'était pas étanche ! Grrrr ! Les boulettes du fond étaient détruites mais ce n'est pas trop grave car la destruction n'a concerné qu'une centaine de boulettes. J'ai d'abord semé les boulettes bien dures puis j'ai ajouté des morceaux d'argile contenant les graines. Rien n'est perdu finalement.

 

Je me demande quelle plante a pu décompacter autant la terre.

Semis de radis daïkon, de trèfle blanc et des semis d'août sur parcelle n°11

Il s'agit de la parcelle où se trouve l'abricotier Bergeron. La vigueur de cet arbre âgé de 3 ans m'étonne. J'avais mis quelques pommes de terre à son pied, j'ai laissé les plus petites que je viens de retrouver en manipulant le paillage.

 

Sur le reste de la parcelle, j'ai mis en terre une par une les graines de radis daîkon, puis j'ai semé à la volé et très clair le trèfle blanc. Comme je n'avais pas pu faire les semis d'août à cause de la sécheresse, j'ai aussi semé à la volé les graines mélangées de différents légumes. Puis j'ai paillé d'abord avec du foin et ensuite avec la végétation récupérée sur cette parcelle. J'ai fait cette inversion de paillage pour voir s'il y avait une différence par la suite. J'ai laissé le seul pied de courgette ronde de Nice qui avait survécu à la sécheresse ainsi qu'un chou palmier, du persil géant d'Italie et du basilic.


J'ai travaillé sous la pluie cet après midi. Je ne vais pas me plaindre !

15 septembre 2016

Récolte du maïs Tom Pouce

Ce matin, j'ai coupé et récolté la totalité du maïs Tom Pouce sur la parcelle des trois sœurs.

 

La récolte est plutôt mauvaise d'un premier coup d’œil mais pour moi, c'est une réussite.


D'un point de vue rendement d'épis, c'est franchement mauvais si j'avais pour but de récolter le maïs pour faire du pop-corn. Mais d'un point de vue masse végétale pour servir de paillage, c'est une réussite.

 

L'année dernière, j'avais semé environ 160 grains de maïs Tom Pouce que j'ai laissés pousser sans aucun arrosage, ni binage ou hersage et sans désherbage. L'été dernier, comme celui de cette année fut très chaud et peu pluvieux. Certes, les enfants ont mangé quelques épis en vert en rentrant de l'école mais la récolte a été extrêmement minime. J'avais récolté 1 épis pour la semence et 1 pour un essai de pop-corn.


Cette année, je n'ai donc semé qu'un seul épis de l'année dernière et un restant de sachet qui équivalait à peine à un demi épi (certainement moins), ce qui représentait en tout environ 220 grains.

 

Je viens donc de récolter beaucoup d'épis mais la plupart d'entre eux ne m'intéressaient pas car ils étaient pas très mûrs ou mal formés : beaucoup de grains ne sont pas venu à terme et les grains mûrs sont dispersés sur l'épis.

 

Après avoir dépouillé les épis des spathes, j'ai donné la totalité des épis aux animaux à l'exception de 11 épis bien formés et bien mûrs. Il s'agit donc de la deuxième génération de maïs Tom Pouce qui s'adapte tranquillement à mon terrain et dont la maturation est rapide.

 

Je n'oublie pas que la terre du potager est vraiment peu fertile et mal en point. J'avais mis très peu de fumier sur cette parcelle et je trouve que sans arrosage et sans désherbage, elle s'est bien débrouillée. Les herbes folles sont rares grâce au paillage dès le semis. Là encore, cette parcelle où poussaient des haricots, des potirons et du maïs n'a demandé aucun entretien.


Le printemps prochain, je disposerai donc de 11 épis au lieu d'un seul. Il s'agira donc de la génération N+2 habituée au terroir. Il sera intéressant de comparer la récolte N+3 à celle d'aujourd'hui.

 

J'ai jeté à la poubelle une dizaine d'épis. L'un d'eux avait des vers, les autres avaient un ou deux grains attaqués par une sorte de parasite ou de champignon. Ne voulant pas prendre le risque de contamination pour la terre et pour les animaux, ils ont donc rejoint la poubelle.

  

J'ai gardé les spathes pour les mettre sur la parcelle avec l'ensemble des tiges de maïs coupées à raz du sol lorsque j'aurai semé les radis daïkon.

Semis de radis daïkon et de trèfle blanc sur la parcelle des trois sœurs (parcelle n°12)

Comme j'avais coupé le maïs à raz de terre le matin même, il ne me resta plus qu'à désherber cette parcelle qui ne l'avait pas été depuis mi avril. Bien que 5 mois se sont écoulés sans désherbage, la présence d'herbes folles était rare grâce au paillage.

 

J'ai ensuite retiré le reliquat de paillage que j'ai réservé avec le peu d'herbe coupée et les tiges de potirons.

 

En principe, il est préconisé un labour profond pour le radis daïkon car sa racine est longue et grosse. Mais, comme Fukuoka, je n'ai pas labouré car ce sont les radis qui feront le travail et non moi. J'ai simplement passé un coup de binette sur 3 ou 4 cm de profondeur afin de pouvoir semer les graines une à une.

 

Quand on réfléchit sur la perte de temps occasionnée par un labour, le fait de ne pas le pratiquer est intéressant. Deux méthodes, voire trois, existent : avec un tracteur, à l'aide d'un animal ou à la main. Certes, un labour exécuté au tracteur est plus rapide mais les dégâts sur le champ sont encore plus néfastes que ceux des deux autres.


Quelque soit la méthode choisie, il est inconcevable de semer directement après un labour. Ne labourant pas, je sème le jour même de la récolte car la terre de la parcelle n'a subi aucun bouleversement. A terme, je sèmerai même avant la récolte, lorsque la terre sera de meilleure qualité.

 

Sur l'ancienne parcelle des trois sœurs, j'ai semé du trèfle blanc à la volée puis les radis. J'ai ensuite déposé le reliquat de paillage bien décomposé puis le peu d'herbes folles coupées ainsi que la totalité des tiges de maïs entières. Les feuilles de maïs se décomposeront plus vite que les tiges, c'est certain. Demain, je répandrai des fientes de poules sur l'ensemble afin d'aider à la décomposition.

 

Je n'ai pas touché au système radiculaire du maïs une fois coupé. Il se décomposera de manière naturelle. Idem pour les racines des potirons rouges vifs d'Etampes. J'ai coupé à ras de terre les longues tiges. Comme pour le maïs, je n'ai pas transformé ces tiges en les coupant en petits morceaux, je les ai laissées entières puis jetées sur la parcelle comme on jetterai un filet à l'eau pour la pêche.


Les tiges entières de maïs ont été répandues en tous sens sans aucune organisation ou systématisation. Le seul but est de recouvrir l'ensemble de la parcelle de manière anarchique, je devrais dire de manière naturelle.

Poirier mal en point

Les poiriers sont les arbres fruitiers qui ont le plus souffert durant les deux mois de sécheresse. Je ne les ai pas arrosé pour autant. L'un d'eux a perdu toutes ses feuilles et j'avais désherbé son pied puis ajouter des épluchures de légumes il y a quelques semaines.

 

Aujourd'hui, j'ai semé au pied de ce poirier des radis daïkon pour qu'ils travaillent la terre. Je ne les récolterai pas, ils serviront de compagnons à ce petit poirier planté il y a deux ans. Demain, j'y sèmerai du trèfle blanc. J'espère qu'il s'en sortira.

 

Contrairement aux poiriers de nos régions, les poiriers japonais n'ont pas souffert de la sécheresse. J'espère que les pépins de Nashi que j'ai semés en pépinière lèveront afin que je les introduise dans le potager dès l'automne.

LE Xiao Long

樂小龍

sceau, chinois, LE Xiao Long, baron 33750, artiste peintre

Écrire commentaire

Commentaires : 2
  • #1

    Chris (Taiwan) (vendredi, 16 septembre 2016 10:16)

    Bravo !! la pluie est enfin arrivée.
    Bon courage pour la suite....

  • #2

    LE Xiao Long (vendredi, 16 septembre 2016 12:40)

    Merci Chris ;)

    J'espère que tout va bien malgré le typhon exceptionnel qui vient de frapper Taiwan.