Faut-il montrer son C.. pour intéresser les Internautes ? Alors je le fais !

ATTENTION : en cliquant sur le lien, vous reconnaissez avoir au moins 18 ans ou être majeur dans votre pays.

 

Non ! En réalité, il s'agit d'une réflexion sur les dérives liées au buzz à tout prix.

Un sumie et une réflexion sur le buzz

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C.., un sumie de LE Xiao Long

Franchement ! Vous pensiez vraiment que j'allais mettre une photo de mon postérieur pour faire le buzz sur Internet ?

 

Vous êtes déçus (notez la présence de la cédille).

 

Alors, pour vous, un artiste se résume à ça ! Un type prêt à tout pour que l'on parle de lui ? Me prendriez-vous pour un C.. ?

 

Je n'ai qu'une parole, je vous présente donc mon C.. , cette nouvelle encre de Chine réalisée au pinceaux calligraphiques chinois dans les règles de l'Art du Sumie.

Le buzz à tout prix !

Certains d'entre vous sont certainement déjà partis de cette page, à la recherche d'un autre C.. dans les méandres du Web. 

 

Peu importe, ces personnes ne m'intéressent nullement car par l'intermédiaire de cette encre, il s'agit bien d'une réflexion que je vous propose.

 

L'image à tout prix au détriment de l'écrit, de la pensée ! Voilà le triste constat que nous pouvons tirer d'un outil aussi magnifique qu'Internet.

 

Cette course folle à l'image, au sensationnel, au buzz est pitoyable. Nous assistons à une lobotomie à l'échelle planétaire !  Vous pensez que j'exagère. Je le souhaiterais mais je ne le crois pas.

 

N'avez-vous pas remarqué le paradoxe latent à chaque concept ou invention aussi magnifique soit-il ? Ce qui vaut pour Internet, le vaut aussi pour la télé, la religion etc. : ce qui tend à nous élever fini par être englouti par la lie.

 

Dans les années 80, alors que j'étais à table, le présentateur du JT d'une chaîne publique nous annonçait que le rédaction avait longuement hésité avant de nous diffuser les images suivantes. Il s'agissait des images d'une petite fille se noyant dans un torrent de boue prises d'un hélicoptère.

 

J'ai compris à cet instant ce que la télé était en train de devenir. Depuis ce jour, je ne regarde plus un seul Journal Télévisé. J'ai en mémoire le regard de cette petite fille, à l'autre bout de la planète, dont la mort était au service de l'audimat.

 

En 2012, je me trouvais à Taiwan. Impossible d'échapper à la télé, l'image est reine et omniprésente. Avec le recul que j'avais sur les JT, je vous laisse imaginer le choc. Le JT était composé à plus de 50% d'images issues de caméras de surveillance ou individuelles ! J'imagine que ce genre de vidéos doivent être présentes actuellement dans nos Journaux Télévisés.

 

Place à l'instantané ! Un motard se fait exploser par un camion, il est déchiqueté ! Chouette ! J'envoie ma vidéo à la télé !

 

A qui la faute ? Qui est responsable dans tout ce merdier audiovisuel ? Je vous laisse juges mais notez au passage qu'il suffit de diviser les responsabilités pour que personne ne se sente coupable. Les Nazzi avaient bien intégré cette notion de répartition des responsabilités.

 

Hier soir, je chattais avec une amie artiste, Catherine Noury, portraitiste de talent qui expose actuellement à Versailles. Je vous invite au passage à découvrir les œuvres de Catherine sur son site ainsi que sa page Facebook.

 

Nous nous échangions des conseils sur notre métier, des astuces pour faire passer des informations via les journalistes locaux sur des supports papiers. Les vrais journalistes sont rares, j'ai eu la chance d'en rencontrer, mais ils ne sont pas légion. Dans ce cas, généralement, ils deviendront vos amis car ils s'intéresseront vraiment à votre travail et vous pouvez leur faire confiance quant au contenu de l'article qu'ils écriront.

 

Pour les autres, les plus nombreux, je conseillai donc à Catherine d'écrire elle même ses articles que le "journaliste" signera, bien entendu, ce qui lui vaudra d'ailleurs une rémunération à la ligne... C'est le meilleur moyen d'avoir un bon article ! Quoiqu'il arrive parfois qu'après des copier-coller malencontreux, l'article en question devienne vraiment mauvais. Le pire à craindre étant l'ajout de phrases dont le contenu et la syntaxe soient aux antipodes de l'article présenté.

 

Cette petite digression vous plonge dans ce qu'est la vie d'artiste ! Si nous pouvions nous limiter à la création, ce serait un régal !

 

Pour conclure et retomber sur mes pattes, voici donc l'une des astuces que je donnai à Catherine pour qu'une info soit bien présente dans l'article d'un Journaleux (personne que l'on reconnait facilement avec l'expérience, à la recherche du sensationnel...) :

 

S'il enregistre la conversation, il suffit de lui demander d'interrompre son enregistrement ;  s'il prend des notes, de lui demander de poser son stylo. Puis, de lui glisser la phrase suivante : "surtout, que cela reste entre nous !" Et là, vous donnez l'info à ne pas communiquer. Dans la plupart des cas, cette petite manipulation fonctionne et l'information intime à ne pas divulguer sera présente dans l'article !

 

Quant à l'encre que je viens de vous présenter, j'ai fixé son prix à 10.000 Euros. A ce prix là, ce serait un peu C.. de ne pas en profiter :) Achetez ce sumie

LE Xiao Long

樂小龍

sceau, chinois, LE Xiao Long, baron 33750, artiste peintre

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