Artiste peintre sculpteur |
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C'est dans une petite ville près de Taipei, en 1996, qu'est née sa passion pour la sculpture et la peinture alors qu'il effectuait une ethnographie sur la fabrication de statues bouddhiques et taoïques à Yilan. Anthropologue des Techniques de formation, Patrick Le Chevoir utilise le nom chinois que ses amis Taiwanais lui ont donné lors de son terrain. Après avoir ethnographié pendant 6 mois le travail des statuaires d’Yilan, il est diplômé de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) en 1997 et obtient son DEA l’année suivante. En 2003, son projet d’exposition intitulée « Homo Spinassien Sapiens » est accepté par la Mairie d’Epinay-sur-Seine. Il réalise alors les décors et l’ensemble des reproductions liés à cette exposition sur 200 mètres carrés. En 2005, il prend la décision de devenir artiste peintre sculpteur. En hommage à ses amis sculpteurs de Taiwan, Patrick Le Chevoir devient alors Le Xiao Long. On retrouve son attachement à la Chine et à Taiwan dans ses encres de Chine exécutées au pinceau calligraphique ou dans ses tableaux qu’il signe de son nom chinois. Mise à part la Chine, les thèmes qu'il aborde sont le plus souvent liés aux femmes (courbes, nu, amour maternel). Lorsqu'il peint des hommes, un autre thème fait surface : la solitude, la détresse ou l’hypocrisie... Le Xiao Long est né à Paris en 1964, l'année du Dragon pour les Chinois. Rien ne le prédestinait à parler un jour chinois ou plus simplement à vivre en Chine... Comme il aime à le dire avec un brin d'espièglerie, tout ceci est de la faute de son épouse qui n'est pas Chinoise mais qui l'a "emporté" dans ses bagages à Taiwan en 1991. A partir de là, des rencontres successives ont fait que le petit comptable intérimaire est devenu enseignant de français, ethnologue et rédacteur d'une revue en Sciences Sociales... L'influence de la Chine est indéniable comme dans cette toile intitulée "Fa Guo", c'est-à-dire "La France", où l'artiste a utilisé les caractères chinois désignant l'hexagone. Les clins d'œil à la Chine deviennent plus subtiles lorsqu'il inserre les symboles chers aux Chinois comme dans cette encre où l'on retrouve la forme de l'ancien lingot d'or synonyme de bonheur dans la symbolique chinoise. " Je suis et resterai infiniment redevable envers mes amis taiwanais. Ils m'ont offert plus que je ne pourrais leur donner. L'un de mes souhaits le plus cher serait de leur rendre hommage en montant une exposition à Taiwan. " |
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